Du G20 à l’Asean, B. Obama déstabilisé : Une tournée asiatique d’un autre type

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Pour son dernier périple asiatique, il faut croire que les choses n’ont pas réussi à Barak Obama. Au Laos, le président américain a annulé sa rencontre prévue mardi avec Rodrigo Duterte, en marge d’un sommet de l’ASEAN, après les insultes essuyées. Et les regrets exprimés par le chef de l’Etat philippin n’ont pas réussi à gommer la gêne nourrie par ses déclarations fleuries. Tant il est vrai qu’il est rare de voir un chef d’Etat accuser un autre de « fils de p… », le tout retransmis à la télé. Selon un communiqué des autorités philippines, « des commentaires de presse selon lesquels le président Obama lui ferait la morale sur les exécutions extrajudiciaires » l’ont conduit à recourir à l’insulte. Aux Philippines, la lutte contre les narcotrafiquants auraient fait 2400 morts en un trimestre. Mais il faut croire que les excès de langage sont monnaie courante chez le populiste Duterte. Depuis son accession au pouvoir en mai au prix d’une campagne ordurière et populiste, R. Duterte a multiplié les insultes notamment contre l’ambassadeur américain, tout en brandissant la menace de quitter l’ONU et de rompre avec Washington. Il s’est attiré les foudres des Nations unies et du département d’Etat pour avoir engagé ses concitoyens à tuer eux-mêmes les toxicomanes et dealers afin d’éradiquer le fléau de la drogue dans ce pays.
Auparavant, le président Obama avait souligné les différences entre la Chine et les Etats-Unis sur les droits de l’Homme et la liberté de la presse, en réponse à un incident survenu la veille avec les services de sécurité chinois. « Il est important que la presse ait accès au travail que nous sommes en train de faire, qu’elle ait la possibilité de poser des questions », a déclaré le président après l’incident survenu sur le tarmac de l’aéroport de Hangzhou entre un agent chinois et la presse accréditée à la Maison Blanche.
« Nous ne laissons pas nos valeurs et nos idéaux derrière nous quand nous voyageons », a-t-il ajouté, assurant qu’il n’hésitait pas à parler des questions qui fâchent avec ses hôtes chinois.
Après l’atterrissage de l’avion présidentiel Air Force One, un agent chinois a empêché la presse américaine d’attendre sous l’une des ailes du Boeing 747 la descente de l’avion du président américain. Une responsable de la Maison Blanche est alors intervenue, signifiant à l’agent qu’il s’agissait d’un avion américain et du président des Etats-Unis. Son interlocuteur chinois a aussitôt répliqué en hurlant en anglais: « Ici, c’est chez nous! C’est notre aéroport! ».
Dans la foulée, l’agent a même tenté d’empêcher la conseillère à la Sécurité nationale Susan Rice de rejoindre le président, se précipitant dans sa direction quand elle a voulu passer sous le cordon qui délimitait l’espace réservé pour le passage de Barack Obama. Il a ensuite échangé des propos peu amènes avec la délégation américaine.

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