«El Watan» évoque les «Mains d’or» de l’Algérie: Ce sont pas moins de 15.000 illégaux marocains…

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Dans sa livraison du 18 mai, le quotidien algérien « El Watan » fait grand cas de ces « Mains d’or » qui, en pleine guerre froide entre le Maroc et l’Algérie, contribuent, discrètement, à l’édification d’un pays : l’Algérie. Ils sont près de 15 000 ces Marocains en situation irrégulière, notamment des artisans dans le bâtiment et la boulangerie qui travaillent dans la clandestinité. « Enfin presque, puisque, ironie du sort, des infrastructures étatiques, telles que la cour du nouveau tribunal et l’aéroport de Tlemcen, entre autres, portent les empreintes de ces mains expertes dans l’art du plâtre et de la mosaïque », note le site du quotidien algérien.

« Dans ce magma de paradoxes, les relations politiques entre l’Algérie et le Maroc sont des plus exécrables au point où, pour cadenasser davantage la barrière, les autorités algériennes ont creusé, sur le tracé frontalier, des tranchées de sept mètres de profondeur et trois mètres de largeur. Leurs homologues marocaines, pour riposter à cet affront, ont parallèlement érigé un grillage de deux mètres cinquante de hauteur », ajoute le site. Qui précise que malgré cette situation ubuesque, « ni les fossés et encore mois le mur en fer n’ont dissuadé les artisans chérifiens à braver le danger pour aller chez leurs «frère»s algériens contribuer à une économie basée sur le système rentier. Des artisans qui ont la côte, dans le sens où ils sont sollicités par de grandes entreprises privées et publiques, de toutes les wilayas du pays. » Le quotidien note que de temps à autre, « des rafles sont menées par les services de sécurité pour arrêter et déférer devant le parquet de Maghnia ces Marocains «en situation irrégulière», puis les refouler dans leur pays par le poste frontalier de Akid Lotfi, fermé depuis 1994. »

Si avant l’érection des murs et le creusement des tranchées ils n’avaient aucune difficulté pour traverser, moyennant une contribution financière, c’est désormais par avion que les Marocains, précise le journal, se rendent de Casablanca à Alger « pour travailler chez des privés et dans des entreprises qui ont pignon sur rue ». « En attendant une entente bénéfique pour l’économie des deux pays frères, ces précieux «travailleurs au noir» continuent de gagner leur pain dans des conditions pénibles. En pleine guerre froide, ces mains d’or demandent un statut légal «Au nom du Grand Maghreb, régularisez-nous !»

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