«Emailgate» : Le FBI sur la sellette

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Le bureau d’inspection du ministère américain de la Justice a annoncé jeudi 12 janvier qu’il allait vérifier un certain nombre d’allégations mettant en cause l’action de la police et de la justice fédérales avant l’élection présidentielle de 2016, notamment dans sa gestion des e-mails sensibles envoyés depuis un serveur privé par Hillary Clinton.
Ces vérifications se concentreront notamment sur le rôle crucial exercé par James Comey, patron du FBI, qui a tour à tour été la cible de vives critiques des républicains puis des démocrates pour ses annonces concernant Hillary Clinton.
Le bureau de l’inspecteur général du département de la Justice, Michael Horowitz a indiqué avoir pris cette décision « en réponse aux requêtes de nombreux présidents et membres de haut rang des commissions de supervision du Congrès, de diverses organisations, et de membres du public ».
Début juillet, dans une conférence de presse surprise, James Comey avait recommandé de ne pas poursuivre l’ex-secrétaire d’Etat sur ses courriels envoyés au moyen d’un serveur privé, tout en notant qu’Hillary Clinton avait fait preuve d’une « extrême négligence ». La décision avait ulcéré les républicains, qui les mois suivants ont accusé le chef du FBI d’avoir opté de façon incohérente contre l’inculpation de la candidate démocrate, compte-tenu des graves éléments à charge.
J. Comey avait provoqué une nouvelle onde de choc en relançant l’affaire des e-mails de l’ex-Première dame. Comme en témoigne la lettre adressée par ses soins au Congrès le 28 octobre. Un geste qui avait cette fois été applaudi par les républicains et qui a coûté cher à la candidate Clinton dans les sondages. Mais à 48 heures du scrutin présidentiel, le FBI avait finalement maintenu sa recommandation de ne pas poursuivre Hillary Clinton.
Les critiques de la décision de J. Comey estiment que son initiative avait violé Hatch Act, une loi de 1939 qui interdit aux employés du gouvernement d’interférer dans les campagnes électorales. Au-delà de M. Comey, les vérifications vont cibler des services policiers et judiciaires accusés d’avoir dévoilé des informations confidentielles, notamment au bénéfice de l’équipe de campagne de Mme Clinton.
Enfin, seront examinées les circonstances de la publication par la police fédérale d’un vieux rapport d’enquête sur l’amnistie très controversée par le président Bill Clinton du sulfureux trader Marc Rich (1934-2013) [notamment condamné pour l’une des plus grandes fraudes fiscales de l’histoire des États-Unis].
Si l’enquête du département de la Justice révèle des preuves de mauvaise conduite, les responsables impliqués seront passibles de sanctions disciplinaires.

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