Encore des roquettes tirées sur l’ambassade US à Bagdad !

Plusieurs roquettes sont tombées dans la « Zone verte » de la capitale irakienne où se trouve l’ambassade des États-Unis. Une autre explosion a retenti en dehors de ce périmètre.

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Encore des roquettes tirées sur l’ambassade US à Bagdad !

La Zone verte de Bagdad, abritant notamment l’ambassade US, a été la cible d’une attaque à la roquette  lundi 22 février, a annoncé le service de presse des organes de sécurité irakiens. «Deux roquettes sont tombées dans la Zone verte, personne n’a été blessé», a indiqué le service de presse dans un communiqué.

Selon l’Agence France-Presse, une roquette a touché le siège de la Sécurité nationale, située à proximité de l’ambassade des États-Unis. Il s’agit de la troisième attaque en un peu plus d’une semaine à viser des zones abritant des militaires, diplomates ou sous-traitants américains en Irak. 

​Une explosion s’est en outre produite en dehors de la « Zone verte » ultra-sécurisée qui renferme des institutions étatiques et missions diplomatiques, rapporte un correspondant de Sputnik à Bagdad.

En septembre, les médias américains avaient annoncé que l’administration US avait informé les autorités irakiennes de son intention de fermer leur ambassade à Bagdad si les tirs de roquettes se poursuivaient. Le ministre irakien des Affaires étrangères avait appelé Washington à reconsidérer cette décision, la qualifiant d’«erronée».

Fin août, quatre roquettes avaient ciblé l’ambassade US sans faire de blessés, selon la chaîne de télévision Al Arabiya. Début juillet,  la chaîne de télévision Al Sumaria a annoncé que l’ambassade américaine à Bagdad avait utilisé un système sol-air Patriot pour intercepter une roquette tirée dans sa direction. Le tir de roquette aurait suivi un test du système Patriot dans le centre de la capitale irakienne.

La Zone verte et l’aéroport international de Bagdad, situé à côté d’un aérodrome militaire, sont régulièrement visés par des tirs de roquettes, tout comme les bases militaires étrangères en Irak. Dans la plupart des cas, ces incidents ne font pas de victimes parmi la population ni de dégâts importants. Mais n’en représentent pas moins un signal politique qui ne trompe pas quant à la survivance de la revendication principale nourrie par plusieurs forces politiques irakiennes : le départ de l’armée US et de ses contingents de sécuritaires qui s’activent dans l’ambassade US, la plus grande au monde. Si le départ des forces US est d’actualité, en parallèle, force est de souligner que l’Otan compte augmenter significativement le nombre des soldats de sa mission de formation en Irak. Un pari risqué mais nécessaire, juge Adel Bakawan. Ce spécialiste de l’Irak souligne la responsabilité des puissances internationales dans l’instabilité chronique du pays. 

«La taille de notre mission passera de 500 à environ 4.000 hommes», a déclaré Jens Stoltenberg lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion virtuelle de deux jours des ministres de la Défense de l’OTAN, en fin de semaine dernière. «Les activités de formation incluront désormais davantage d’institutions de sécurité irakiennes et de zones au-delà de Bagdad», a précisé le secrétaire général de l’Otan.  

Le pari pourrait s’avérer risqué pour l’alliance qui s’apprête à envoyer graduellement 3.500 soldats en Irak. Pays où la situation sécuritaire est plus tendue qu’elle ne l’a jamais été depuis la chute du califat de Daech en 2019.

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