En Espagne, Mariano Rajoy dans ses petits souliers

0 99
La crise politique qui sévit en Espagne risque de prendre une autre tournure depuis qu’une lettre envoyée par Mariano Rajoy à Bruxelles a trouvé son chemin à la publication. En pleine campagne électorale, la presse espagnole n’a pas hésité à rendre publique une lettre du chef de gouvernement à Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, qui promet de nouvelles coupes budgétaires. Des révélations qui embarrassent le chef de file du PP qui espérait revenir en course après l’échec de Podemos à constituer une majorité pour gouverner le pays. La lettre de Rajoy a eu l’effet d’un coup de tonnerre dans la nouvelle campagne électorale espagnole. Dans cette lettre, datée du 5 mai dernier, le locataire de la Moncloa se dit « disposé, une fois qu’il y aura un nouveau gouvernement, à prendre de nouvelles mesures budgétaires dans la seconde moitié de l’année », comme reproduit par El Païs. Cela a ravivé la colère des partis qui s’opposent dans la campagne au Parti populaire (PP). Le secrétaire général du parti socialiste (PSOE), Pedro Sánchez, a accusé Mariano Rajoy de « mentir sans pudeur ». A Ciudadanos, parti de centre-droit, on lui reproche de « s’engager vis-à-vis de Bruxelles sans savoir s’il gouvernera ». Enfin, Unidos Podemos, l’alliance de la gauche radicale regroupant Podemos, ses alliés régionaux, les Communistes et les Verts, évoque, par la voix de la députée européenne Marina Albiol un « programme occulte du PP ». L’affaire est grave puisqu’elle porte sur 12 milliards d’euros.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus