Les Espagnols aux urnes fin juin

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La fin des compromis ?

La gauche espagnole aura raté les négociations de la dernière chance pour former un gouvernement. En l’absence de compromis, les électeurs devraient renouer avec les urnes, Félipe VI, roi d’Espagne ayant annoncé la dissolution du Parlement le 3 mai prochain. Après avoir rencontré depuis lundi tous les responsables politiques, le monarque s’est rendu compte de l’impossibilité dans les conditions actuelles de former un gouvernement. Le chef du Parti socialiste, Pedro Sanchez, avait d’ailleurs rencontré le roi pour lui faire part de l’échec imputable au chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, qui a « fermé la porte aux négociations » et offert « une bouée de sauvetage » au chef du gouvernement conservateur sortant Mariano Rajoy.
Mais pour Pablo Iglesias, ce sont plusieurs conditions fixées par les socialistes jugées « inacceptables » qui sont à l’origine du blocage. Le Parti socialiste a refusé un gouvernement de coalition et souhaitait inclure des « indépendants » proposés par les autres formations.
Il y a lieu de rappeler que les négociations étaient dans l’impasse depuis quatre mois, notamment en raison de profonds désaccords sur la politique économique et le degré d’autonomie à accorder à la Catalogne.
Résultat : l’ultime tentative initiée par la petite formation régionale de gauche dénommée « Compromis » a échoué.
Le Roi d’Espagne a donc annoncé qu’il allait dissoudre le Parlement et convoquer de nouvelles élections pour le 26 juin. Mais d’après les derniers sondages, un nouveau scrutin ne modifiera pas fondamentalement la répartition des forces.
 

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