Et si le Maroc mettait fin au financement public du football ? 

L’ancien coach français d’Arsenal, Arsène Wenger, et directeur du développement du football mondial à la FIFA, est contre le financement public du football français. A. Wenger a même suggéré l’implication des supporters dans l’actionnariat des clubs de football. Un avis à Faouzi Lekjaâ, le président de la Fédération Royale Marocaine de Football, qui puise des milliards dans les trésors publics pour financer la rente. Et qui a demandé récemment au ministère de la Jeunesse et des Sports 100 millions de dirhams pour la reprise des championnats.

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Et si le Maroc mettait fin au financement public du football ? 

Dans une interview accordée au quotidien français « L’Equipe », A. Wenger, a bien voulu insister mordicus en préambule sur ce qu’il a appelé un principe de base. « Au-delà des mesures que vous suggérez, je tiens à un principe de base pour le football français : la du financement public du football français, même limité. Il n’a plus sa place dans l’économie du football. On ne peut pas demander au gouvernement de venir au secours du football français avec les revenus que génère cette activité. Les clubs doivent être autonomes. En Angleterre, on ne demande pas l’argent au gouvernement pour lutter contre la pandémie. Les subventions pour les jeunes c’est zéro. Et quand vous voulez construire un stade, il faut acheter le terrain, les collectivités locales ne vous donnent rien. Ce n’est pas une vision libérale, c’est une vision indépendante. Les clubs pros n’ont pas besoin de subvention, ils sont assez forts pour être autonomes et cela renforcera leur liberté. »

Dans cette interview-débat, A. Wenger qui a fait dix propositions pour l’aggiornamento du football français, a plaidé pour favoriser l’actionnariat populaire : «Il faut ouvrir le capital aux supporters, ils font le spectacle avec les joueurs. En Angleterre, beaucoup de clubs sont nés grâce aux gens de la rue. A Arsenal, des gens avaient 5 ou 10 actions, ça fait partie de la vaccination du supporter, ça donne une continuité dans le support du club, de génération en génération. Quand je suis arrivé à Arsenal (en1996) , l’action valait 400£  (449 € actuellement), quand je suis parti, elle valait 18.000 £ (20.000€). En France, on a une grande grande tradition de support public aux clubs de football, il faut la changer et l’actionnariat populaire peut l’encourager. »

Au Maroc, les clubs n’ont pas l’intention d’ouvrir le capital des sociétés en cours de création ni aux acquéreurs potentiels du secteur privé ni au public. En principe, le tour de table doit être lancé sur la base d’un appel à manifestation d’intérêt si l’on considère que l’association sportive agréée est un bien public. Ce qui est bien défini dans le préambule de la loi 30.09 où l’on souligne que les activités physiques et sportives sont un service public du fait du caractère d’intérêt général dont elles recouvrent.

Face à une FRMF qui prend tous les clubs comme des moutons de Panurge, les dirigeants des clubs ont créé des sociétés et adopté des statuts sans les soumettre à l’Assemblée générale du club. Il en est de même pour la convention qui doit lier le club à la société. 

 

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