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Exécutif, Patronat et pandémie : Le chef du gouvernement sensibilisé aux contraintes de l’heure

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Chakib Alej, président de la CGEM, a rappelé les projets mis en place par l’exécutif, soulignant la problématique du surendettement et l’insolvabilité, qui touchent un grand nombre d’opérateurs économiques. «Elles existent depuis longtemps et la pandémie n’a fait que les accentuer», car pour gérer leur trésorerie pendant la pandémie, plusieurs milliers d’entreprises notamment les TPME ont fait appel à la dette en attendant une reprise d’activité qui n’a pas été au rendez-vous, a-t-il rappelé.
«Ces entreprises se trouvent actuellement dans une situation difficile et ont grand besoin de notre soutien», a ajouté le Patron des patrons.
«Aujourd’hui, il faut donner une forte dynamique à notre économie afin qu’elle renoue avec la croissance et crée des opportunités (…) Un changement de paradigme et un partenariat public-privé rénové fort et concret sont les piliers de notre feuille de route, qui vise à renforcer la compétitivité des entreprises d’un côté, et à améliorer le climat des affaires de l’autre », a souligné C. Alej
Pour le président de la CGEM, «il s’agit aussi pour nous de faire en sorte que l’investissement global soit porté par le privé et non pas par le public et faire en sorte que notre pays saisisse toutes les opportunités qui s’offrent à lui».
Mehdi Tazi, vice-président du Patronat, a rappelé les défis de la relance économique, à commencer par l’inflation. «Chez nous, grâce à un certain nombre de facteurs, nous l’avons contenue pour l’instant à 1,8% car l’Etat a joué le rôle d’amortisseur et les entreprises industrielles ont aussi joué un rôle d’absorption», a-t-il fait savoir. «Les consommateurs aussi, en changeant leurs habitudes de consommation, y ont contribué mais pour certains produits, l’inflation a été impactée sur le consommateur final, comme les matériaux de construction», a-t-il reconnu. Dès lors, «si cette inflation court sur le long terme, ça ne sera pas tenable ni pout le budget de l’Etat ni pour les entreprises. Nous voyons ce risque arriver et nous nous en inquiétons».
Quant au deuxième «grand challenge», il pèse selon M. Tazi sur la liquidité des entreprises. «Nous avons un peu moins de 70 000 entreprises qui ont bénéficié de Damane Oxygène et Damane Relance pour un peu près 53 milliards de dirhams de prêts. Nous nous inquiétons de l’impact sur la trésorerie de ces entreprises suite à ce besoin de rembourser les crédits, sachant que des secteurs n’ont pas encore repris», a-t-il spécifié.
Le vice-président de la CGEM a appelé à impliquer le patronat «de manière très opérationnelle» sur quatre sujets prioritaires, à commencer par le financement. «Nous avons besoin de diversifier les mécanismes de financement, notamment via le déploiement du Fonds Mohammed VI», explique-t-il. Le deuxième concerne le foncier, car la CGEM souhaite «contribuer à la création d’un ensemble de parcs industriels par région en partenariat public-privé, à prix coutant, à but non lucratif et en cassant les mécanismes de spéculation foncière qui peuvent apparaître dans ce type de mécanisme ». Le troisième point est relatif, pour sa part, à l’énergie.
«Nous pensons que nous devons rapidement arriver à l’objectif de 0,5 dirham le kilowatt/heure d’abord par l’intégration de la moyenne tension dans le périmètre libéralisé et en libérant le plein potentiel de la production décentralisée par les entreprises ou même par les citoyens», a-t-il plaidé.
Le dernier point soulevé à cette occasion concerne, enfin, la formation. «Nous voulons consacrer le Maroc en tant que nation digitale, en contribuant à l’atteinte des objectifs fixés par le nouveau modèle du développement de formation de 50 000 talents par an aux métiers du numérique», a-t-il expliqué.
Hamid Bentahar, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT) a saisi l’occasion pour lancer un appel à «la solidarité de tous pour que ce soit la dernière fois qu’on ferme les frontières» (…) Aidez-nous, nous avons besoin de nous mobiliser pour cela. Comme vous le savez, la crise a mis en lumière le poids réel de notre secteur, bien au-delà des 12% du PIB, des 138 milliards de recettes touristiques par an et des 80 milliards de devises. Ce secteur traverse depuis 22 mois la crise la plus grave et la plus longue qu’il n’a jamais vécu», a-t-il fait valoir.
H. Betahar a également appelé à «optimiser» le plan d’urgence accordé au secteur touristique pour qu’il soit «appliqué au plus grand nombre». «Nous espérons l’intégration de l’ensemble des métiers réglementés du tourisme. C’est notre demande la plus urgente actuellement», a-t-il insisté.

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