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Exécutions sommaires en RDC: Le gouvernement nie…

En République démocratique du Congo, le gouvernement persiste à nier la véracité de la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montrant de présumées exécutions sommaires est un « grossier montage ». Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement répond à la multiplication des appels à enquêter. Il explique que c’est aux accusateurs, en l’occurrence ceux qui ont diffusé ces vidéos, de prouver leurs assertions. Mais depuis ce weekend, il n’y a pas que les appels à enquêter qui se multiplient, mais aussi d’autres vidéos du même genre.
Mais depuis cette première vidéo, au moins deux autres sont relayées sur les réseaux sociaux. L’une présente une scène équivalente à la première vidéo, avec des corps d’enfants au sol, certains munis des bandeaux emblématiques des Kamwina Nsapu au milieu des présumés militaires et policiers en opération au Kasai Central.
La deuxième montre l’interrogatoire d’une petite fille qui reconnait faire partie d’un groupe Kamwina Nsapu avec son père. Elle est visiblement gravement blessée et agonise et reçoit des coups quand ses réponses déplaisent. Des témoins estiment qu’il s’agit de la petite fille morte le 27 janvier dernier lors de l’attaque contre le gouvernorat de Kananga.
Pour rappel, selon des spécialistes du secteur de l’enfance, plus de 50% des présumés miliciens Kamwina Nsapu sont des mineurs, majoritairement de moins de 14 ans, le plus souvent désarmés.
Lundi 20 février, plusieurs réactions internationales ont suivi la diffusion sur Internet de plusieurs vidéos non identifiées montrant des présumées forces de sécurité en train d’exécuter des civils.
Les vidéos de civils désarmés tués par de présumés militaires suscitent la colère au sein de la communauté internationale. Les propos les plus fermes viennent du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. L’organisation s’en prend directement aux FARDC qu’elle accuse d’usage excessif et disproportionné de la force. Le HCDH décrit des militaires tuant des civils pour leur appartenance présumée à Kamwina Nsapu. Des actes qualifiés de violations massives des droits de l’homme. En moins de deux semaines, le Haut-Commissariat affirme avoir comptabilisé plus de 150 personnes tuées par l’armée.
France, Etats-Unis et Union européenne se disent également profondément préoccupés par la situation.
Au final, tous demandent à la RDC de mener une enquête indépendante pour identifier et punir les responsables. Ce que Kinshasa refuse pour l’instant.

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