Expansion bancaire en Afrique: Les réserves de Christine Lagarde

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La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, appelle à la vigilance face à l’accroissement des activités bancaires transfrontalières en Afrique. Pour la patronne du FMI, la présence de banques panafricaines ouvre des débouchés et profite à l’économie des pays où elles sont implantées. Cependant, pareille ouverture exerce en parallèle de fortes pressions sur les régulateurs. C. Lagarde a pointé ainsi du doigt la capacité de supervision limitée dans des pays d’accueil, l’absence de données bancaires ainsi que des contraintes liées aux flux d’informations et aux secrets bancaires. Une réalité qui ne peut que nuire à la coopération entre les instances de supervision des pays d’origine et ceux d’accueil. Et avec le ralentissement de la croissance économique africaine, les choses se corsent davantage. Toutefois, la directrice du FMI s’est réjouie que des banques panafricaines aient établi des collèges de surveillance dans certains pays du continent. Le tout en vue d’évaluer des risques d’une manière compréhensible au niveau des institutions. La directrice du FMI a insisté sur la nécessité de doter des groupes financiers engagés dans des opérations transfrontalières d’un cadre renforcé de réglementation et de surveillance. C. Lagarde a estimé, enfin, que les règles de supervision transfrontalières dépendent de l’expertise technique.

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