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Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme : Le nec plus ultra

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Régentée par un Comité Provisoire pendant six années (Août 2000-Décembre 2006) et prisonnière d’une mentalité par trop « makhzénienne», la FRMA est aujourd’hui entre de bonnes mains. Tel est l’avis quasi-unanime des observateurs avertis qui est partagé y compris par ceux qui n’ont lésiné sur aucun moyen pour assouvir leurs appétits personnels.
Juste après son arrivée le 4 décembre 2006 à la tête de la FRMA, Abdessalam Ahizoune n’a pas attendu longtemps pour entamer le chantier des réformes qui s’apparente aux travaux d’Hercule. Cent jours après son élection, le gouvernement marocain signe avec la FRMA un contrat de mise à niveau de l’athlétisme. Un chantier auquel va s’associer la plus haute autorité du pays. Un chantier qui a nécessité sept années de labeur et qui vient d’être achevé il y a deux ans. Sans parler d’un programme additif qui est dans le pipe. A l’IAAF et ailleurs, la FRMA est l’une des fédérations nationales la mieux structurée. Les témoignages d’icônes sportives mondiales voire de personnalités notoires sont légion après avoir constaté de visu ce qui a été réalisé quant aux infrastructures modernes pour asseoir l’athlétisme national sur des bases solides. Une vingtaine de pistes, cinq centres régionaux, une académie internationale d’athlétisme à Ifrane, un centre médico-sportif de haut niveau à Rabat, cela sans parler du centre national domicilié, lui aussi, dans la capitale. Voilà autant d’édifices de qualité pour construire l’avenir de l’athlétisme marocain et faire reluire son image de marque, longtemps ternie par la rente et le dopage.
Pas étonnant quand on sait qu’à la tête de la FRMA, il y a un leader qui s’appelle A. Ahizoune qui se trouve être au panthéon des huit meilleurs managers du monde. Si aujourd’hui il rempile pour un troisième mandat, ce n’est pas parce qu’il y a l’unanimité autour de lui, mais parce que l’athlétisme a besoin de lui, tout bonnement.

‘’Rien ne va de soi, rien n’est donné, tout est construit’’, écrivait Gaston Bachelard. C’est en fait la sacrée logique de développement autour de laquelle gravite la gouvernance de la FRMA et dont le noyau est focalisé sur les clubs, qui est la clef de voûte susceptible de favoriser l’émergence d’athlètes d’excellence. Un avant-goût a été ressenti lors de la 19 ème édition des Championnats d’Afrique d’Athlétisme, organisée à Marrakech : l’écrasante majorité des médailles marocaines ont été d’une part glanées par une nouvelle génération d’athlètes dont la moyenne d’âge est de 23 ans (La médaille d’or du saut hauteur féminin -18 ans-) et d’autre part une moisson importante de médailles a été enregistrée dans les concours (Sauts et lancers). Même sur le 10.000 m, la médaille d’argent remportée par Mustapha El Aziz, vaut de l’or car la dernière médaille d’or du Maroc sur cette distance, remonte à… 1990 ! Et pour ceux qui pérorent sur la soi-disant épopée des courses du fond, il y a lieu de rappeler que le Maroc a été absent du podium africain depuis pratiquement un quart de siècle !
Reconnue d’utilité publique après avoir eu l’habilitation et des statuts validés et publiés au Bulletin Officiel par des arrêtés ministériels à l’instar de la Fédération Royale Marocaine de Golf, la gouvernance de la FRMA est un cas d’école. L’excellence est là pour tracer, d’une manière aussi propre que transparente, la voie à la réalisation d’exploits techniques à l’échelle mondiale et olympique. C’est ce qu’on appelle : joindre l’utile à l’agréable.

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