Fédération Royale Marocaine de Football: Le fait du prince!

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Comme par le passé, les dirigeants de la Fédération Royale Marocaine de Football ne sont pas respectueux des statuts et des textes en vigueur. A force d’élire un commis d’Etat à la tête de cette fédération, il ne faut pas s’étooner à ce que la Fédé devienne un État dans l’État. Ce qui était reproché aux anciens présidents, on le reproche aujourd’hui à l’actuel président, Fawzi Lekjaâ pour ne pas le nommer.
On croyait que l’intervention de la FIFA pour annuler l’élection de Fawzi Lekjaâ en raison de statuts non validés allait constituer une rupture d’avec les pratiques des États totalitaires. Mais rien ne fut et l’on est devant un président peu respectueux des statuts et des règlements qui régissent la FRMF. F. Lekjaâ qui vient d’être élu au comité exécutif de la CAF ne tient même pas l’Assemblée générale ordinaire dont la convocation est obligatoire à l’issue de chaque saison. Pis encore on n’entend plus parler et depuis des mois, de la tenue des réunions plénières du Comité Directeur Fédéral. C’est bien le président qui gère la Fédération avec l’aide d’employés grassement rémunérés par les… contribuables. L’opacité dans la gestion financière est l’un des volets les plus controversés du fait qu’il s’agit de sommes astronomiques puisés souvent dans le trésor de l’État sans parler des boîtes publiques voire semi-publiques appelés à la rescousse. Depuis l’arrivée de F.Lekjaâ à la tête de la FRMF en avril 2014, les dépenses sont estimées à plus de 3,5 milliards de dirhams (350 milliards de centimes). Au lieu d’élire les organes de discipline et d’arbitrage après l’expiration des dispositions transitoires statutaires, ces organes continuent à être regentés par des responsables comptés par F.Lekjaâ à telle enseigne qu’on y trouve même des employés qui ont été impliqués dans des commissions fédérales. F. Lekjaâ s’est même arrogé le droit de présider aux destinées de deux commissions fédérales: La Commission des Équipes Nationales qui n’a pas droit de cité et qui d’une manière ou d’une autre interfère avec la Direction Technique Nationale et la Commission d’arbitrage. Du jamais vu dans les annales de la gouvernance des fédérations sportives: Président d’un club qui devient président d’une fédération en « squattant » une commission fédérale dont les membres doivent être élus en fonction de leurs compétences et de leur neutralité.
Directeur du budget de l’État sans décret ni dahir, Fawzi Lekjaâ a fait entrer le football marocain dans une situation de rente au détriment d’une vraie logique de développement. Dans une fédération qui est minée par les conflits d’intérêt à l’image de ces ligues professionnelle et amateur qui ne portent que le nom.
F. Lekjaâ gère la FRMF comme si on était logés dans des paradis fiscaux. La responsabilité et la reddition des comptes est un vocable qui n’existerait pas dans le dictionnaire de Si Lekjaâ. Lorsqu’ il parle, il oublie qu’il est le président d’une association de droit privé et non d’un organisme étatique. Voilà en quelques mots le profil d’un président d’une fédération qui au lieu de donner l’exemple, use et abuse de son statut de commis d’État qui se frotte la panse et regarde trop son nombril. Au point de prétendre que ce qu’il fait est inspiré de la vision éclairée du Roi. Or la vraie vision restée lettre morte, c’est celle déclinée dans la Lettre Royale sur le sport, dans les recommandations qui en ont accouché et dans les articles 26,31 et 33. Le reste est n’est qu’un tas d’ordures!

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