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Fédérations sportives : Lorsque le ministère feinte et dribble !

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Le mouvement sportif fédéral au Maroc est chargé de participer à l’exécution d’une mission de service public. La régulation est du ressort du ministère de la Jeunesse et des Sports qui “dérégule” et se fourvoie dans de pseudos considérants pour se défausser de toute responsabilité. C’est ce qu’on relève dans un rapport du Conseil Économique, Social et Environnemental. Un rapport thématique qui sera rendu public dans les jours à venir.
Dans ce rapport thématique, sous forme d’étude sur le mouvement associatif marocain, on lit que : “Lors de leur audition dans le cadre de cette autosaisine, les représentants du ministère de la Jeunesse et des sports ont fait état des difficultés que rencontre leur département pour décider des associations avec lesquelles discuter. Ils ont regretté le manque de convergence entre les différents programmes gouvernementaux.”
D’abord, ce qu’on a oublié dans le rapport, c’est d’avoir auditionné les représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports sur la responsabilité de ce dernier vis-à-vis des fédérations sportives en vertu d’une législation spécifique qui a pour nom le dahir ou la loi 30-09 relative à l’Éducation Physique et aux Sports. Là, les deux vocables constitutionnels, responsabilité et reddition des comptes, sont réduits à des considérations subjectives. On ne le dira jamais assez, les fédérations sportives sont des associations particulières que le législateur considère comme relais de l’Etat sur la base d’une habilitation et des statuts approuvés et publiés par le biais d’un arrêté du ministre de la Jeunesse et des Sports.
Or au ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Un ministère qui signe des conventions d’objectifs avec les fédérations sportives sans que ces dernières ne soient réellement habilitées. Un ministère qui plus est n’a même pas de programme national de l’Etat en matière de développement du sport voire de vision pour chaque discipline notamment les disciplines olympiques les plus prisées. Il y a en fait de quoi contrecarrer les allégations des représentants de ce ministère, distillées aux responsables du Conseil Économique, Social et Environnemental. Car prétendre qu’il est question d’absence d’interlocuteurs et de convergence entre les différents programmes gouvernementaux n’est qu’un alibi pour se disculper et, partant, noyer le poisson.
Censée être une administration de mission, ce ministère est le premier responsable des dysfonctionnements récurrents qu’on constate de plus en plus dans les fédérations sportives. Après avoir omis d’inscrire le mouvement sportif dans le dialogue sur la société civile voire dans l’étude sur la société civile par le Conseil Économique, Social et Environnemental, l’heure a tout de même sonné pour que l’autosaisine soit élargie au sport en tant que fait social global. De quoi permettre à l’Etat d’avoir une stratégie transversale de développement du sport et mettre un terme aux tâtonnements qui desservent le premier parti politique au Maroc : le sport.
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