Fès retrouve sa mixité: Le PJD mis à nu…

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Drôle de mixture que celle qui opère entre représentants de l’intérieur et élus du PJD dans la capitale spirituelle. Il aura fallu que la fièvre monte autour de l’interdiction de la mixité dans les salons de beauté et autres centres de soins (Spa) pour que l’on enjoint au conseil municipal de revoir sa copie. L’affaire aurait dépassé la seule sphère fassie pour attérir jusqu’au siège du ministère de l’Intérieur, à Rabat, à l’occasion d’un séjour impromptu du Wali de la Région Fès et Meknès et gouverneur de la province de Fès. Et c’est à Said Zniber que l’on a remonté les bretelles pour avoir avalisé une décision du conseil municipal de la ville, dont la présidence revient au Pjdiste Driss El Azami, sans en mesurer les conséquences. Décision jugée anticonstitutionnelle au regard de son caractère discriminatoire. Comme quoi, il y a des cours de rattrapage à organiser au profit des oublieux pour que les commis de l’Etat ne soient plus bernés par des décisions idéologiquement maquillées… Le maire islamiste, pour rappel, avait nié avoir promu pareille décision alors que sa signature est apposée en bas de l’arrêté voté mercredi 1er février par les édiles de la ville. De qui se moque-t-on ?
Le PJD vient de monter, une fois encore, qu’il n’entend nullement lâcher du lest dès lors qu’il s’agirait pour lui de promouvoir la vision qu’il promet à la société. Celle de l’enfermement au nom de prétendues vertues à défendre. Ce qui s’oppose, cela va de soi, aux principes d’ouverture que le Maroc est en droit de revendiquer et de promouvoir.

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