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Finance climat : Une feuille de route pour le Maroc

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Le secteur financier national s’est fixé l’objectif de mobiliser pas moins de 50 milliards de dollars pour le climat. L’annonce a été faite ce matin par le gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, en compagnie du ministre de l’Economie et des finances, Mohammed Boussaid et du président du Comité scientifique de la Cop22 et également du CESE, Nizar Baraka, lors d’une conférence réservée à la présentation de la « feuille de route pour l’alignement du secteur financier marocain sur le développement durable ».
Voilà qui constituerait un pas important dans le cadre de la consécration du développement durable en tant que base de toutes les politiques publiques au Maroc. La Constitution de 2011 a, faut-il le rappeler, consacré le développement durable en tant que droit pour tous les Marocains. En effet, ce document vise à favoriser l’émergence d’une finance verte sur le plan régional et continental et le positionnement de la place financière de Casablanca en tant que hub pour la finance climat. Il constitue une charte de toutes les institutions, acteurs et régulateurs de ce secteur financier et il a été coordonné par Bank Al-Maghrib (BAM), avec la participation de l’AMMC, l’ACAPS (autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance social) CFC, BVC, GPBM et la FMSAR (fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance). Tous ces acteurs font preuve de conscience que la lutte contre le réchauffement climatique reste tributaire d’un financement important et pérenne pour en favoriser les conditions d’applicabilité.
Au moment où le financement s’avère, Cop après Cop comme le nerf de la guerre contre le dérèglement climatique, cette feuille de route vient à point nommé souligner l’engagement du secteur de la Finance nationale. « Conscientes de cette problématique, plusieurs institutions bancaires et financières marocaines ont, dès le début des années 2000, commencé à prendre en compte les enjeux environnementaux et sociaux dans leurs procédures et modes de fonctionnement internes », indique le document. Et de mettre l’accent sur la lenteur de cette prise de conscience. « Cette prise de conscience et sa traduction par des actions et des mesures concrètes s’opère néanmoins à un rythme et de façon différenciée », remarquent les rédacteurs de ce document en expliquant la raison pour laquelle les acteurs du secteur financier ont choisi de s’aligner via cette feuille de route. Cette rencontre, qui a réuni le gotha économique et financier du pays, a été l’occasion pour A.Jouahri de souligner que les établissements de crédit, les compagnies d’assurances et les intervenants au niveau du marché de capitaux, ont, en tant que principales sources e financement, un rôle majeur à jouer en offrant des instruments et produits de financement « verts », destinés aux projets de développement durable.
Cette finance durable doit s’appuyer sur un dispositif de gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance à même d’identifier les risques et de mesurer les impacts induits par les projets financés sur l’environnement et de suivre les actions correctives à mettre en œuvre par leurs porteurs. Ce dispositif devrait également permettre de quantifier l’empreinte carbone des portefeuilles d’actifs détenus par les acteurs financiers de façon à engager les mesures correctrices pour sa réduction.
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