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Finances publiques: Les aveux de Boussaid

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Le ministre des Finances « sortant » a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté les résultats macroéconomiques de l’exercice budgétaire de 2016. Sans s’attarder sur le blocage gouvernemental, M. Boussaid a passé en revue les différentes réalisations de son ministère durant les cinq dernières années, tout en en rappelant le contexte délicat. En se focalisant sur l’année écoulée, le ministre a relevé les différentes contraintes qui ont grevé le budget de l’Etat à commencer par le faible taux de croissance économique limitée à 1,6% alors que la Loi des finances en prévoyait 3%. A cela s’ajoute l’arrêt à 7,2 Mrds Dhs de dons provenant du CCG alors qu’on s’attendait à 13 Mrds Dhs et le remboursement de crédit TVA à hauteur de 10,7 Mrds Dhs contre 6,7 Mrds Dhs inscrits dans la morasse budgétaire. Ce remboursement record étant un point de fierté pour le ministre au même titre que les émissions aux titres de l’investissment qui ont atteint un record en terme d’execution à 75% soit 63 Mrds Dhs contre 53 Mrds programmés. En dépit de ces contraintes, le déficit budgétaire a poursuivi sa trajectoire baissière pour se situer autour de 3,9% du PIB contre 4,2% en 2015. Cette détente n’ayant pu être réalisée que grâce à la poursuite de l’effort de maîtrise des dépenses courantes et de mobilisation des recettes fiscales. Selon M. Boussaid, les recettes fiscales ont connu une hausse de 4,1% à 189,6 Mrds Dhs, tandis que celles non fiscales ont atteint 26 Mrds Dhs en hausse de 1,7%. Quant aux dépenses, elles ont accusé de leur côté une baisse de 0,1% pour se situer à 200,6 Mrds Dhs. S’agissant du taux d’endettement globa de l’Etat, entreprises publiques incluses, il se situerait en cumulé à 82% du PIB, un chiffre à relativiser puisque la dette consolidée elle, ne dépasse pas les 52 %. Les entreprises publiques étant elles mêmes gavées de bons du trésor. Concernant l’inéluctable flexibilité du Dirham, le ministre a mis en exergue l’opportunité actuelle d’un passage en douceur à ce régime grâce en partie aux réserves de changes assez confortable et à la maturité du système financier du Royaume. Interrogé sur le cas Samir, le ministre a affirmé que l’Etat suit de près le dossier via une équipe dédiée sous la supervision de l’administration des douanes et des impôts indirects, et que sur ce cas de figure, l’État n’a pas bien choisi les bons investisseurs pour une gestion bon père de famille: « C’est un dossier sur lequel nous avons été bernés. Nous devons mieux choisir les investisseurs à l’avenir ».
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