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Fonds vert pour le climat: Délier les cordons de la bourse…

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La capacité de l’économie mondiale à contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C dépendra en grande partie des investissements en infrastructures énergétiques comme déterminants pour contenir les émissions de gaz à effet de serre sur le long terme. Et les pays émergents et en voie de développement jouent un rôle majeur dans la dynamique des politiques à adopter en matière d’atténuation des GES. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), limiter le réchauffement climatique nécessiterait un investissement en cumulé d’environ 53 000 Mrds de dollars entre 2015 et 2035.  Instrument clé de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, esquissé en 2009 à Copenhague et créé en 2010, le Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund – GFC) manque de fonds ! Il n’est doté, à ce jour, que d’un peu plus de 10 Mrds de dollars. Ce Fonds a pour mission de financer des programmes de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES) et d’adaptation au réchauffement dans les pays en développement. Son action va de la collecte des contributions financières formellement promises par les pays développés à la COP de Lima, jusqu’à la mobilisation des ressources pour permettre aux pays les moins avancés économiquement – mais les plus exposés aux effets du changement climatique – de lancer les chantiers les plus urgents. A fin octobre, 35 pays environ avaient contribué, ou promis de contribuer, au Fonds vert. Il est donc capital que tous les États réunis à Paris s’engagent à créer à la fois des conditions favorables aux investissements préservant le climat et un contexte général propice à une transition vers des investissements plus respectueux du climat à l’échelle mondiale. En outre, l’accord de Paris sur le climat devra régler le financement pour l’après 2020 en sus du montant garanti de 100 Mrds de dollars par an promis à Copenhague. En 2014, les fonds mobilisés par l’ensemble des pays donateurs s’élevaient déjà à 61,8 milliards de dollars (70 % de fonds publics, 3 % de garanties de crédits à l’exportation, 27 % de fonds privés). Cela montre que la communauté internationale est en bonne voie pour atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. Mais à Paris, cela dépassera le cadre des bonnes intentions car les besoins des pays en voie de développement sont estimés à 350 à 450 milliards de dollars par an, ce qui en dit long sur les engagements à prendre.

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