La forêt sous pression, Des arbres et des hommes

0 79
Si la forêt couvre au Maroc plus de 9 millions d’hectares, soit 12,7% du territoire, il n’en reste pas moins que ce couvert végétal est mis à rude épreuve aussi bien par les caprices de dame nature que par l’inçouciance des hommes. D’où l’urgence de la lutte contre la déforestation.
 
De vastes opérations de reboisement sur tout le territoire sont menés depuis 1994 dans le cadre du Plan directeur établi par le Haut-commissariat aux eaux et forêts. C’est à la faveur de ce plan que la superficie forestière a augmenté de 2% entre 2000 et 2010, soit une extension de 116.000 hectares, assure-t-on. Un effort mis en relief par la FAO dans une « Étude prospective du secteur forestier en Afrique ». On y lit que « la forêt marocaine, caractérisée par une diversité exceptionnelle, remplit une fonction économique et sociale importante ». Les écosystèmes forestiers couvrent 30% des besoins en bois d’œuvre et d’industrie, contribuent à 30% au bilan énergétique et 17% aux besoins alimentaires du cheptel national et permettent la création de 100 millions de journées de travail par an. Mais c’est le Plan décennal 2015-2024 dédié à la préservation du patrimoine forestier national qui retient l’attention. Plan qui se déploie à travers une série de projets pour la restauration des écosystèmes forestiers d’Ifrane, Azrou, El Hajeb, Khénifra et Midelt.
Doté de 461 MDH, ce qui est visé, en premier lieu, est la lutte contre l’érosion hydrique et la dégradation des terres au niveau des bassins versants à travers la création de 2 millions de m3 de seuils de sédimentation et le reboisement de 190.000 hectares. Dans le cadre de la lutte contre la désertification, la fixation de 8.000 hectares de dunes littorales et continentales permettra, ainsi, la protection de 240.000 hectares directement menacés par l’ensablement.
En parallèle, l’effort porte aussi sur « l’intensification des opérations de reboisement et l’élaboration de modèles intégrés de gestion des territoires via des actions de reboisement sur 600.000 ha, des actions sylvicoles sur 300.000 hectares et des études d’aménagement participatif sur 4,5 millions d’hectares », lit-on sur le site web du Haut-commissariat.
Le plan porte aussi sur la création de ceintures vertes sur 100.000 hectares et la distribution de 60 millions de plants forestiers et la valorisation des produits forestiers et des filières de production, le développement de l’investissement dans le secteur ainsi que le renforcement de l’économie sociale et solidaire.
 

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus