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Frontières maritimes : Le Kenya n’accepte pas sa défaite face à la Somalie

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Les juges ont adopté la méthode revendiquée par la Somalie pour définir la frontière maritime entre les deux États. Mais ce tracé, équidistant, a été légèrement ajusté en faveur du Kenya. Si les juges ont rejeté les prétentions de Nairobi, ils ont en revanche pris en compte la longueur et la forme des côtes de chacun des deux pays.Au final, le tracé ajusté attribue plus de 120 000 km carrés au Kenya et 93 000 km carrés à la Somalie dans la zone des 200 milles nautiques. Au-delà, les juges proposent une prolongation jusqu’à 350 000 milles, qui devra encore être délimitée par une commission.La Cour a par ailleurs rejeté les demandes de réparations émises par la Somalie. Les juges rappellent que Nairobi avait, en 2016, suspendu ses activités dans la zone disputée, et estiment que le Kenya n’a dès lors pas manqué à ses obligations internationales.
La semaine dernière, le Kenya avait annoncé son refus de reconnaitre la décision à venir. Mais à la Cour, on indique que cette initiative ne peut avoir d’effet rétroactif. Théoriquement, le Kenya a donc l’obligation de se conformer à la décision. Si la juridiction onusienne n’a aucun moyen pour faire exécuter ses arrêts, celle-ci devrait néanmoins peser lourdement sur le Kenya.
Le président de la Somalie a réagi à la décision de la CIJ, demandant ce mardi au Kenya de « respecter le droit international ». « Nous attendons du pays voisin, le Kenya, qu’il respecte le droit international et abandonne son ambition », a déclaré Mohamed Abdullahi Mohamed, ajoutant que la Somalie, pour sa part, « se conformait » à cette décision. Le Kenya « rejette totalement » la décision de la CIJ sur un différend avec la Somalie

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