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Gaza flambe à nouveau: Tel-Aviv tue d’abord et apaise ensuite…

Un soldat israélien et six Palestiniens ont été tués dimanche 11 novembre lors d’échanges de tirs ayant opposé un commando israélien qui s’est infiltré à Gaza et des combattants du Hamas. Cette situation menace de raviver les tensions, après un récent accord, conclu sous la supervision du Caire, dans le but de contribuer à restaurer le calme dans l’enclave.

Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas, ont expliqué qu’il s’agissait d’une opération des forces spéciales israéliennes, qui avaient tenté de s’infiltrer à l’est de Khan Younès, dans le sud de l’enclave, à bord d’un véhicule civil. Un responsable local des Brigades Ezzedine Al-Qassam fait partie des victimes palestiniennes, a précisé le groupe. Initialement, Tsahal avait fait état d’un échange de tirs, dans un communiqué succinct. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a décidé d’interrompre dans la foulée sa visite à Paris, où il était venu assister à la commémoration du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale. Il devait rencontrer lundi le président français, Emmanuel Macron.

Dans la soirée, une dizaine de roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, avant d’être interceptées, en partie, par le système de défense antimissile, selon l’armée israélienne.

Cette opération survient alors que la situation à Gaza reste toujours explosive, les soldats israéliens n’hésitant pas à tirer à balles réelles sur les manifestants palestiniens près de la barrière séparant l’enclave du territoire israélien. Ces derniers ont multiplié les marches chaque vendredi pour dénoncer, depuis mars dernier, le « Deal du siècle » promis par le Président US en décidant le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Al-Qods. Pas plus tard que vendredi dernier, pas moins d’un martyr a été signalé alors qu’une quarantaine d’autres palestiniens ont été blessés par balles à des degrés divers. Ce qui alourdit le bilan des victimes de la répression israélienne qui s’ajoute au blocus. Pas moins de 227 morts et des milliers de blessés sont à déplorer côté palestinien.

En plus, ce raid israélien qui fait suite à d’autres opérés par l’aviation intervient après que les autorités israéliennes aient autorisé le Qatar à acheminer 15 millions de dollars afin de payer les salaires des fonctionnaires dans la bande de Gaza. B. Nétanyahou, avait justifié samedi soir cette décision en arguant que cela contribuerait à ramener le calme. « Je fais ce que je peux, en coordination avec les services de sécurité, pour que le calme revienne dans les localités du sud [d’Israël], mais aussi pour éviter une crise humanitaire », avait-il dit avant de s’envoler pour Paris. « Je ne reculerai pas devant une guerre nécessaire mais je veux l’éviter si elle n’est pas indispensable », devait-il préciser lors d’une conférence de presse à Paris.

L’éclatement d’une quatrième guerre à Gaza, après celle de 2008, n’est pas à écarter dans la bande de Gaza où deux millions de personnes se débattent avec les blocus israélien et égyptien, la pauvreté et les pénuries.

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