La Gendarmerie fait œuvre de police environnementale

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Au moment où le projet de création d’un service central et de brigades régionales chargés de traquer les pollueurs en infraction avec le droit de l’environnement tarde à voir le jour, c’est autour des brigades de la Gendarmerie royale de se charger de la prévention (recherche et constatation), la poursuite et la lutte (sensibilisation et répression) contre les infractions en matière d’environnement. Dans ce sens, cette dernière vient d’annoncer qu’elle a enregistré, en un semestre, un total de 13 540 infractions environnementales réparties entre 6 100 cas de salubrité publique, 5 635 cas de défaut d’hygiène, 1 219 cas de pollution de l’eau, 283 cas de pollution de l’air, 192 cas de délits forestiers et 111 cas de vol de sable.
Selon la Map qui cite le site des « Amis de la Gendarmerie royale », celle-ci « figure en bonne place parmi les organismes intervenant dans la protection du milieu naturel et en fait l’une de ses prérogatives essentielles ». Un rôle qui devait être joué par la très attendue « force », qui devrait selon l’annonce faite par la DGSN fin 2013 être mise en place quelques mois après. Cette situation interpelle à plus d’un titre le gouvernement et en particulier la ministre déléguée chargée de l’Environnement. Hakima El Haïti. Celle-ci avait à l’époque assurée que « le gouvernement était déterminé à renforcer les capacités et le statut de la police de l’environnement afin de permettre à ce corps nouvellement créé de mener à bien sa mission».

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