Gestion des flux migratoires : Tous les chemins des exactions mènent à Rome !

Amnesty International est catégorique. Les responsables italiens en charge de la gestion des flux d’immigrés clandestins sont tout, sauf des anges. L’organisation qui a recueilli les témoignages de 24 migrants en Italie fait état, dans un rapport, des abus qui ont été commis par certains policiers contre des hommes et des femmes dans les hotspots voulus par Bruxelles, coups, décharges électriques, humiliations, y compris sexuelles. Réagissant à ces informations, le principal syndicat des policiers, le SIAP, dément toute pratique assimilable à des tortures. Mais admet que des policiers peuvent avoir des gestes et comportements non respectueux de la dignité des personnes.
Parmi les témoignages recueillis, on peut lire ce récit, glaçant, d’un jeune de 16 ans, originaire du Darfour. « Ils ont utilisé une matraque électrique sur mes jambes, ma poitrine, mon ventre. » Selon Amnesty International, l’Union européenne serait co-responsable d’une telle situation, en raison de la pression exercée sur l’Italie pour qu’elle oblige les migrants à donner leurs empreintes digitales.
Mais Giuseppe Tiani Secrétaire général du SIAP, principal syndicat des policiers italiens, dément divers éléments du rapport de l’ONG. « Les policiers en service dans les hot- spots ne sont dotés ni de pistolets ni de matraques électriques. Et parler de tortures, assure t-il, est infondé ». Il reconnait cependant que, dans des moments de tension, insultes et gifles peuvent voler. Le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano, garde le silence. Coupable ?

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