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Les grandes puissances prêtes à armer le gouvernement libyen

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Les États-Unis et les grandes puissances ont déclaré lundi, à Vienne, être favorables à une levée partielle de l’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes à la Libye et être « prêts » à armer le gouvernement d’union nationale pour lutter contre les jihadistes.
La Libye opère un retour en force dans les radars des puissants de ce monde. Rien de plus normal au regard des limites du pouvoir du gouvernement de transition qui s’est installée depuis quelques semaines à Tripoli sans pour autant être capable de fédérer autour delui toutes les forces engagées dans la lutte contre les djihadistes, et à leur tête l’organisation terroriste Etat Islamique qui a réussi à s’incruster dans plusieurs zones en proie au chaos. Pour aider ce fragile pouvoir à se maintenir, les grandes puissances, comme les pays limitrophes, ont décidé, lundi 16 mai, à Vienne, de soutenir les efforts de réarmement du gouvernement d’union nationale libyen, installé à Tripoli. Les diplomaties américaine et de 24 délégations nationales ou régionales ont annoncé qu’elles « soutiendraient totalement les efforts » du nouvel exécutif libyen qui va demander la levée de l’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes à la Libye. Une levée de l’embargo partielle. La communauté internationale appuiera la demande de Tripoli « d’exemption de l’embargo de l’ONU sur les armes afin de pouvoir acquérir les armes et les balles nécessaires pour combattre Daech et d’autres groupes terroristes », a déclaré John Kerry, qui présidait la rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, lors d’une conférence de presse.
La Russie, l’Arabie saoudite, la Chine, l’Égypte, la Tunisie, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie sont notamment signataires de cet engagement. L’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes à la Libye avait été imposé au début de la révolte contre le régime de Kadhafi en 2011, mais a été violé à maintes reprises.
Une question nodale se pose non sans acuité à l’heure où la Libye est considérée, depuis la chute de l’ancien régime Kadhafi, comme un arsenal à ciel ouvert : les armes suffisent-elles, à elles seules, à asseoir la légitimité du gouvernement d’union nationale critiqué aussi bien à Tripoli qu’à Tobrouk ?
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