Guerguerat : Un ratissage qui met le Polisario KO

Contrairement aux usages, les FAR gardent un mutisme total sur la grande opération de ratissage menée, depuis dimanche dernier, dans le « no man’s land » de Guerguerat, limitrophe de la Mauritanie. En effet, ce sont les services de la wilaya de Dakhla-Oued Eddahab qui se sont fondus d’un communiqué qui confirme que « les services de sécurité et la Douane marocaine sont actifs ces derniers jours dans le sud du Royaume, notamment à Guerguerat. Précisant que « plusieurs opérations ont été lancées afin de mettre fin aux activités de contrebande et de commerce illicite dans cette ville proche de la frontière avec la Mauritanie. » Cette opération d’envergure toujours en cours a permis le démantèlement, assure-t-on, de « trois points de rassemblement de carrosseries de voitures et de camions d’occasion, comprenant plus de 600 voitures.» D’après les informations en provenance de la région, cette offensive visant les zones de trafics en tout genre a été menée avec la collaboration des vis-à-vis mauritaniens et la Minurso en aura été avertie en temps utile. Et un drone aux couleurs de ce corps onusien n’aurait pas quitté le ciel de la région durant cette opération.
Par ailleurs, il y a lieu de rappeler que durant ces derniers jours, des éléments des FAR qui veillent sur la sécurité des frontières avaient signalés avoir tiré sur un trafiquant qui refusait d’obtempérer à leurs injonctions. Incident qui aurait précipité l’opération de ratissage dans une zone devenue « grise » au risque de permettre aux hordes du Polisario de s’y déployer, en opérant un remake de ce qui s’est réalisé dans la région de Bir Lahlou, autre « no man’s land » que les sécessionnistes considèrent comme « un territoire libéré » sans pour autant que la Minurso ne réagisse. C’est donc sur la base de renseignements fiables que l’opération de ratissage a été lancée pour empêcher le pire. D’autant que cette zone risquait de se transformer en un foyer dangereux idéal pour le foisonnement de trafics de stupéfiants et des armes.
La fermeté avec laquelle le Maroc a réagi pour limiter les dégâts aura poussé la Nomenklatura du Polisario dans les cordes. D’autant que ses responsables tablaient sur une attitude complaisante et de la Minurso et de la Mauritanie pour faire monter les enchères médiatico-propagandistes autour de « la libération d’autres territoires ». C’est dans ce cadre là qu’il faudra placer le récent déplacement effectué par l’interlocuteur en chef du Polisario auprès de la Minurso à Nouakchott pour sonder la prédisposition du chef de l’Etat Ould Abdelaziz à « bouffer du Marocain » en fermant les yeux sur l’occupation de la zone tampon et, pour le dessert, l’ouverture d’une ambassade de la fantomatique RASD en Mauritanie. Mais de ce débordement là, il faut croire que le pouvoir mauritanien en a fait des « lignes rouges » à ne pas franchir. La réaction de l’armée mauritanienne, pilier du pouvoir, étant difficilement évaluable au cas où le chef de l’Etat déciderait d’une action inamicale à l’endroit du Maroc qui y verrait un casus belli.
On comprend dès lors mieux, à la lumière de tout ce faisceau d’indications, que le leader autoproclamé du Polisario puisse broyer du noir. Au point d’envoyer une lettre d’alerte au SG de l’ONU Ban Ki-moon au sujet de cette opération destinée à sécuriser cette région marocaine située au-delà du mur de défense et que le front séparatiste considère, mensongèrement, comme étant « un territoire libéré ». Pousant le toupet jusqu’à mettre en garde contre « une agression militaire » marocaine, tout en appelant l’ONU à « prendre des sanctions immédiates contre le Maroc ».
L’affaire Guerguerat sera-t-elle suivie d’autres ? La question se pose avec acuité à l’heure où le Maroc, excédé par tant de vexations, a le droit d’étendre sa souveraineté pleine et entière sur la baie de Lagouira. Localité marocaine que l’armée mauritanienne a investi en y plantant leur drapeau.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus