Guerguerate : Face à la sérénité marocaine, le Polisario tempête !

0 24
Le Maroc a raison de faire preuve de fermeté dans la gestion du dossier Guerguerate. Et c’est dans la sérénité qu’il a déployé ce qu’il a jugé nécessaire comme force pour empêcher que cette localité ne se transforme au fil des ans en une « zone grise » propice à l’essor de tous les trafics. Au ministère de l’Intérieur, la position marocaine a été réaffirmée sans ambiguïté, coupant ainsi court aux informations ampoulées qui ont accompagné le démarrage de l’opération de ratissage au niveau de ce point de passage frontalier avec la Mauritanie. L’Intérieur assure que la campagne menée dans cette zone ne s’arrêtera qu’une fois les objectifs atteints. Ce qui, osons le dire, détruit les plans ourdis par le Polisario qui entendait mettre à profit « le coup de froid » qui marque les relations maroco-mauritaniennes pour implanter des camps sur de supposés territoire libérés dans le nord mauritanien. Car des précédents existent bel et bien dans la région, Bien entendu, les « zones tampons » établis par le Royaume le long de sa frontière avec l’Algérie ont été mis à profit par les séparatistes pour recycler leur idéologie de « libération », déjà en faillite, en baptisant des aires supposées être sous contrôle de la Minurso de noms des principales villes des provinces sahariennes récupérées. Mais c’était sans compter avec la vigilance du Maroc qui n’entend plus se laisser duper… Fort d’une légitimité historique que les ennemis de la marocanité du Sahara tentent par tous les moyens de déconstruire et d’une légitimité légale sans faille, c’est ce que lui confère le statut de puissance administrante du Sahara récupéré, le Maroc a pris soin d’informer et l’ONU et Nouakchott de ce qu’il comptait faire dans la zone de Guerguerate baptisée non sans raison « Kandahar »… Ce qui n’a pas plu, bien sûr, aux éléments du Polisario qui voient ainsi une aubaine leur échapper, les trafics en tout genre ayant fait la fortune d’un mouvement séparatiste qui, en perte de vitesse, a déjà poussé une partie de sa jeunesse à se frotter non pas aux seuls trafiquants qui pullulent dans la région, mais aussi aux organisations djihadistes qui sévissent dans le vaste territoire sahélo-saharien.
Cette réalité qui recèle bien des dangers pour la sécurité du Royaume et qui n’est absolument pas ignorée par les services de renseignement de toutes les puissances engagées dans la lutte contre le djihadisme dans la région (même l’ONU dispose de rapports dans ce sens), ne pouvait ne pas interpeller Rabat. Car tout laxisme équivaudrait au pourrissement de la situation… Evolution difficilement rattrapable par la suite et inacceptable pour le Royaume. C’est donc à l’aune de tous ces facteurs qu’il faudra lire les gesticulations actuelles du Polisario. Les séparatistes tentant de faire feu de tout bois pour arriver à leur inavouable fin : établir une ceinture de camps de réfugiés sahraouis qui épouserait les contours des provinces sahariennes récupérées. Pour ce faire, les Nations Unies sont sollicitées pour appuyer leur démarche, en menaçant du recours aux armes. Ainsi, Brahim Mohamed Mahmoud, secrétaire d’Etat à la sécurité et à la documentation du Polisario a affirmé lors d’une rencontre avec Kim Boldoc, envoyé spécial du SG de l’ONU que «la seule solution pour éviter le dérapage de la région vers le pire est l’arrêt des travaux et le retrait immédiat des forces royales au-delà du mur marocain». Il a également affirmé «la disponibilité de la partie sahraouie à toutes les éventualités quel que soit le prix pour faire face aux violations marocaines de l’accord de cessez-le-feu signé sous les auspices de l’ONU». Le chantage est des plus patents chez les sécessionnistes qui croient en leur bonne étoile en ayant acquis à leur thèse un Ban Ki-moon sur le départ et une présidence actuelle (néozélandaise) du Conseil de sécurité.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus