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Guerre en Ukraine : L’armée russe étale sa puissance

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« Le 20 juin, vers 5 heures du matin, le régime de Kiev a fait une autre tentative désespérée de s’emparer de l’île de Zmeïny. Le plan du régime de Kiev comprenait des frappes aériennes et d’artillerie massives sur l’île, suivies d’une opération de débarquement et de capture », a déclaré le ministère dans un communiqué.

Le communiqué indique que 15 drones ont participé au raid aérien d’attaque et de reconnaissance, dirigé par deux drones « Bayraktar TB-2 », ajoutant que les forces de défense aérienne avaient repéré un avion de reconnaissance stratégique « Global Hawk RQ-4 » de l’US Air Force voler à une haute altitude. « Les frappes de missiles et d’artillerie sur l’île ont été dirigées par des missiles balistiques Tochka-O et des lanceurs Uragan depuis des sites de lancement à l’ouest d’Odessa et de l’île de Kubansky », ajoute le communiqué. Il a souligné que « les systèmes anti-aériens et anti-missiles russes Pantsir et le système anti-aérien Thor ont détruit toutes les armes ennemies tirées sur l’île de Zmeïny, ont abattu 13 drones dans les airs, 4 missiles Tochka-O et 21 Ouragan lanceurs. » Le communiqué souligne que « tous les missiles n’ont pas atteint leurs cibles sur l’île ».

En mai dernier, le ministère russe de la Défense a annoncé que les forces de Kiev, sous les ordres du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et les instructions de conseillers américains et britanniques, tentaient pendant plusieurs jours de récupérer l’île. Les forces russes avaient aussi déjoué une tentative de débarquement ukrainienne sur l’île de Zmeïny. Elles ont abattu la plupart des avions participant à l’opération et détruit un bateau militaire ukrainien.

Les forces russes ont pris le contrôle de l’île de Zmeïny de la région d’Odessa sur la mer Noire, le 24 février, le premier jour de l’opération militaire russe en Ukraine. D’où son importance pour l’armée russe dans la conduite des opérations militaires. Tandis que les forces ukrainiennes veulent la reprendre pour entraver la capacité de la marine russe à imposer un blocus sur la côte ukrainienne.

Militairement stratégique, cette île représente un enjeu économique aussi. D’une superficie de 0,17 km2 , elle est une clé essentielle dans le contrôle de la mer Noire. Elle permet d’atteindre les côtes ukrainiennes, et se trouve à portée de main des côtes roumaines, à 45 kilomètres du port Sulina et du littoral du delta du Danube. Celui qui contrôle cette île minuscule met la main sur les énormes gisements de gaz cachés dans les tréfonds de la mer Noire estimés à 200 milliards de mètres cubes.

Lundi, l’armée russe a accusé l’armée ukrainienne d’avoir attaqué les plateformes de forage de Chornomorneftegaz qui se trouvent non loin de cette île . Elles sont depuis en feu, selon Olga Kovitidi, sénatrice de la péninsule de Crimée, citée par l’agence de presse Ria Novosti.

Sur un autre plan, le ministère russe de la Défense a déclaré que l’obusier  M777 de 155 mm, qui a été livré à l’Ukraine par les États-Unis et les pays européens, est devenu une « bonne cible » pour ses forces. « Au cours de la seule journée écoulée, 15 de ces armes ont été détruites, la plupart dans une gare, sans pouvoir tirer un seul coup », a déclaré mardi Igor Konashenkov, porte-parole du ministère.

Selon I. Konashenkov, « des missiles de haute précision lancés depuis les airs ont détruit quatre dépôts de munitions dans la République de Lougansk et le système de missiles anti-aériens Buk-M1 dans la République populaire de Donetsk », soulignant qu’ils « ont causé des pertes aux effectifs et au équipements des forces armées ukrainiennes et des factions ultra-nationalistes. »

Il y a deux jours, la Défense russe a annoncé qu’une frappe avec des missiles Kalibr à longue portée de haute précision avait détruit 10 obusiers M777 de 155 mm et jusqu’à 20 véhicules blindés de combat fournis par l’Occident au régime de Kiev.

Les États-Unis ont annoncé la livraison de 90 obusiers M777 à l’Ukraine à la mi-mai, dans le cadre d’une série de programmes de soutien militaire américain aux forces ukrainiennes. Tandis que l’Australie en envoie six et le Canada en fournit quatre. Ils ont une portée maximale de 15 miles et nécessitent un équipage de huit à 10 personnes. L’obusier automoteur ukrainien 23S-Akatsiya de 152 mm a une portée de seulement 10,5 milles.

Le Pentagone a également annoncé la formation de plusieurs centaines de soldats ukrainiens dans les pays voisins de l’Ukraine pour utiliser efficacement ces canons, tandis que Kiev et ses alliés parient fortement que la présence de ces canons sur les fronts de bataille en Ukraine auraient un impact face à l’armée russe.

Les obusiers M777 tirent généralement des obus Excalibur à guidage de précision qui utilisent le système de positionnement global (GPS) pour se diriger vers les cibles et on s’attend à ce que l’Ukraine ait reçu ces obus. Le Canada aurait fourni des obus Excalibur, selon un rapport de l’AFP du 25 avril. Le Centre de soutien à l’acquisition de l’armée américaine (ASC) affirme que l’Excalibur « fournit un appui-feu amélioré au commandant de la force de manœuvre, augmente la létalité et réduit les dommages collatéraux ».

« Le projectile Excalibur utilise un récepteur GPS interne résistant au brouillage pour mettre à jour le système de navigation inertielle, fournissant un guidage précis en vol et améliorant considérablement la précision à moins de deux mètres de distance, quelle que soit la portée », indique le site Web d’ASC.

Rouleau compresseur russe

Les combats font toujours rage dans l’Est de l’Ukraine, et plus précisément près de Severodontesk dans le Donbass, où les forces russes et leurs alliées réalisent des progrès importants. Alors que le feu ravage les plateformes d’hydrocarbures russe dans la mer Noire, après un bombardement ukrainien lundi, selon Moscou.

C’est dans la ville Lyssytchansk, voisine de Severodonetsk , où la bataille bat son plein. Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk, a assuré mardi que l’armée russe y inflige des « destructions catastrophiques ».
Les frappes continuent sur les trois ponts pourtant déjà détruits entre les villes jumelles, coupant Lyssytchansk du reste des territoires contrôlés par Kiev.

La prise de cette agglomération est indispensable pour contrôler l’ensemble du Donbass, bassin industriel de l’Est ukrainien partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses soutenus par Moscou. Selon l’Institut américain d’études de la guerre (ISW), les forces russes veulent couper les lignes de communication ukrainiennes le long de l’autoroute reliant Bakhmout et Lyssytchansk.

Lundi 20 juin, S. Gaïda a annoncé que l’Ukraine avait perdu le contrôle du village de Metolkine, près de Severodonetsk. «Malheureusement, nous ne contrôlons plus Metolkine », a-t-il fait valoir dans un communiqué. Depuis dimanche, le ministère russe de la Défense assurait que « ce village a été libéré » précisant que « l’offensive en direction de Sévérodonetsk se développ[ait] avec succès ».

A quelques kilomètres de là, les Russes « contrôlent entièrement » le village de Tochkivka, sur la ligne de front, ont affirmé mardi les autorités ukrainiennes.
Pourtant, dimanche, l’armée ukrainienne avait assuré avoir repoussé des offensives russes contre les villages Tochkivka et d’Orekhovo.

Les forces russes contrôlent presque toute la ville de Severodontesk, à l’exception de l’usine Azot ou sont retranchés les militaires ukrainiens ainsi que des centaines de civils, « pris en otage » selon Moscou. En même temps, plusieurs autres villes dans l’Est se préparent à une avancée des troupes russes. « Le front s’est rapproché ces dernières semaines, jusqu’à 15-20 kilomètres », a expliqué à l’AFP Vadym Lyakh, maire de Sloviansk, dans la région de Donetsk. En espérant que « les nouvelles armes dont notre armée a besoin arriveront bientôt ».

Volodymyr Karpenko, vice-ministre ukrainien de la Défense, a fait savoir dimanche, qu’«à ce jour, environ 30 à 40%, et parfois jusqu’à 50% de véhicules militaires [avaient] été perdus à la suite de batailles actives. Ainsi, on en a perdu environ 50% […] Près de 1 300 véhicules de combat d’infanterie, 400 chars, 700 systèmes d’artillerie ont été détruits». «Nous avons reçu un grand nombre de systèmes d’armes, mais malheureusement, avec une ressource aussi massivement dépensée, ils ne couvrent que 10 à 15% de nos besoins. Il nous faut de l’artillerie, des munitions d’artillerie, des véhicules de combat d’infanterie, des véhicules de combat, des chars. On a vraiment besoin de systèmes de défense antiaérienne et de systèmes de lance-roquettes multiples», a-t-il ajouté, cité par le portail d’informations ukrainien Liga.

Pour sa part, le ministère russe avait fait état que «des unités des forces armées ukrainiennes quittent la zone de combat en raison d’un état moral et psychologique bas, d’un manque de munitions et de soutien ». « Ainsi, un peloton de la 1re compagnie du 1er bataillon de la 57e brigade motorisée, qui était dans une position de défense dans la région de Lissitchansk, a abandonné ses armes lourdes et quitté ses positions», a-t-il ajouté.

Toujours selon les Russes, la ville de Donetsk dans le Donbass est toujours sous le feu des bombardements. D’après le maire de la ville Alekseï Kulemzine, plus de 60 obus auraient déjà été tirés ce 18 juin. «Une épaisse fumée a été remarquée dans la zone du microdistrict de Gladkovka. Le district Vorochilovsky de la ville a également été bombardé. L’un des bâtiments de l’Université nationale de Donetsk et des bâtiments résidentiels à proximité ont été endommagés», a-t-il écrit sur Telegram.

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