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H. Rohani tacle les USA sur l’embargo: Gros risques sur le trafic pétrolier dans la région

A mesure radicale, menace radicale. L’embargo contre le pétrole iranien pourrait conduire l’Iran à interdire tout trafic des produits pétroliers dans la région. Le message est des plus clairs de la part des Gardiens de la Révolution qui estiment la décision US à une « déclaration de guerre ». Mohamed Ali Jaafari, chef de file des Gardiens de la Révolution, a signalé que « soit le Détroit d’Ormuz est ouvert à tous, soit il est condamné pour tous ». Ce corps qui représente l’ossature de l’armée iranienne a applaudi par ailleurs le discours tenu par le Président iranien face à ses homologues européens.
A Berne, le Président iranien Hassan Rohani, a qualifié l’annonce du département d’Etat américain de «pure imagination».Les Etats-Unis ne pourront jamais empêcher l’Iran d’exporter son pétrole, a-t-il assuré aux journalistes européens. Le Président iranien a dénoncé, dans la foulée, ces «sanctions aveugles» comme la pire des violations aux droits de l’homme. «Ce sont en fait des propos exagérés qui ne pourront jamais se réaliser » a assuré le Président iranien lors d’une conférence de presse à Berne avec le président de la Confédération helvétique, Alain Berset.
«Un tel scénario signifierait de la part des Etats-Unis d’imposer une politique impérialiste en violation flagrante des lois et règlements internationaux», a-t-il plaidé. «Il s’agit vraiment de pure imagination, infondée, injuste, qu’un jour tous les producteurs de pétrole soient autorisés à exporter leur pétrole sauf l’Iran», a-t-il conclu.
Depuis leur retrait en mai de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les Etats-Unis ont annoncé le rétablissement de sanctions contre l’Iran et veulent notamment «réduire à zéro» ses revenus tirés de ses ventes de pétrole brut, comme l’annonçait lundi le directeur politique du département d’État, Brian Hook.
Ce dernier a confirmé lundi le rétablissement de sanctions américaines envers l’Iran dans le secteur automobile mais aussi le commerce d’or et d’autres métaux précieux, et ce dès le 6 août prochain. Il a également annoncé des sanctions contre les transactions liées au pétrole et contre la banque centrale iranienne à partir du 4 novembre.
Washington a par ailleurs menacé de punir les entreprises étrangères qui feront affaire avec Téhéran. Le responsable du département d’Etat a ajouté que les Etats-Unis étaient «confiants qu’il existe une capacité mondiale suffisante pour la production supplémentaire de pétrole». L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole et alliée de Washington, a confirmé mardi être prête à augmenter sa production de brut si nécessaire.

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