Haddad se rattrape par le… digital

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A deux mois de la campagne électorale, le ministre du Tourisme, Lahsen Haddad, cherche à gagner des points. C’est dans ce cadre qu’il a, en plaine saison estivale, tenu à présenter mardi, la nouvelle stratégie digitale de son département.
Ayant pris conscience tardivement de la mutation du secteur touristique avec sa digitalisation, le ministre s’est réveillé en fin de mandat pour dire que la présence « online représente une réelle opportunité pour diffuser les atouts et la diversité de l’offre touristique d’une façon nouvelle et maîtrisée ».
Apparemment, les responsables du secteur du tourisme viennent de se rendre compte des transformations que l’industrie touristique a subi ces dernières années. Des mutations qui s’apparentent à de véritables interversions lorsqu’on sait que le comportement des consommateurs a connu un grand bouleversement à travers une forte utilisation des supports digitaux. Ces derniers sont désormais utilisés par pas moins de 60 % des voyageurs qui achètent en ligne, soit près de 523 Milliards de dollars d’achat en ligne.
D’après l’Observatoire du tourisme, près de 90 % des touristes qui ont visité le Maroc ces derniers temps ont réservé leurs hébergements sur Internet avec 56% des achats en ligne. En d’autres termes, plus de 149 MDH. S’il y a une interprétation à faire de ce chiffre, c’est que le ministère de tutelle ainsi que l’ONMT et la SMIT ont accusé un énorme retard avant de prendre conscience de cette importante mutation. Ceci dit, ces derniers comptent se rattraper en améliorant la visibilité online de la destination. Et ce, notamment, à travers la promotion de la destination Maroc à travers une insertion plus forte du digital visant le renforcement de l’e-réputation, une diffusion d’une information riche en matière de produits touristiques et des opportunités d’investissement et une fluidification et optimisation du fonctionnement en consolidant le positionnement du ministère dans l’e-administration. En plus de la mise en place de plateformes en ligne supportant les services extérieurs dans leurs missions de relais régionaux et offrant un service de proximité et de canaux de communication pour les touristes, les professionnels du secteur, les investisseurs et les citoyens.
Néanmoins, au-delà des remarques qu’on peut faire et bien qu’il s’agisse d’un plan à encourager, il faut dire que son timing a été mal choisi. Lorsqu’on sait qu’il peut y avoir un changement très prochain à la tête du département et que rares sont les responsables qui capitalisent sur les plans de leurs prédécesseurs

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