Hassan Aourid signe son nouvel ouvrage « Al Islam Assiyassi fi Almizane »

0

Hassan Aourid publie sa traduction de « L’impasse de l’islamisme »

Le chercheur et politologue marocain Hassan Aourid a signé vendredi la version arabe de son ouvrage édité en langue française en 2015 sous le titre « L’impasse de l’islamisme ». S’étant chargé lui-même de la traduction, l’ex porte parole du Palais et Historien du Royaume a présenté l’ouvrage intitulé, cette fois, « Al Islam Assiyassi fi Almizane – cas du Maroc ».
C’est à la librairie « 3e Millénaire » à Rabat que le chercheur marocain Hassan Aourid a choisi de signer son dernier ouvrage intitulé « Al islam assiyassi fi almizane » – cas du Maroc (2016). En présence d’un parterre d’intellectuels, l’auteur a évoqué les circonstances dans lesquelles cet ouvrage a été édité en langue française en 2015 sous le titre « L’impasse de l’islamisme » et comment il a été réalisé et traduit par lui-même en langue arabe. S’arrêtant sur les circonstances ayant marqué la naissance de l’islam politique, ses principales figures et idéologies, le livre est réparti en cinq chapitres. Le premier qui porte le titre « L’invention de la tradition », s’articule autour du « processus de l’invention de la tradition », qui est un concept de l’historien britannique Eric Hobsbawm, en vue de consolider la cohésion sociale, de conférer un caractère légitime aux institutions et de diffuser des systèmes de valeurs et de convictions. Ce chapitre qui comprend deux parties, à savoir « De l’invention des traditions au processus d’ajustement » et « Une nouvelle ère, de nouvelles références », décrypte également les traditions revues et la modernisation comme outil. Dans son deuxième chapitre intitulé « Islamiser la modernité », ce livre de 160 pages comprend une « idéologisation des traditions » comme l’a analysé le philosophe iranien Daryush Shayegan, « les racines des idées du cheikh », « la manière d’utiliser l’idéologie » et « la définition des corpus ».
Après cette assise théorique, les trois autres chapitres abordent le parcours du Parti de la justice et du développement (PJD), la modernisation de l’Islam selon Allal El Fassi, et la prégnance du salafisme. Pour ce qui est du troisième chapitre, il porte sur le parcours du Parti de la justice et du développement (PJD), entre autres. « Il y a, aujourd’hui, une amorce de la sortie de la religion, y compris parmi ceux qui la revendiquent, comme le PJD. D’ailleurs, ce parti ne se dit plus d’inspiration islamiste. Il se présente comme un parti politique. Lors des dernières élections, Abdelilah Benkirane a appelé les élus de son parti à ne pas juger les gens selon leur religiosité, mais à répondre à leurs besoins », a expliqué H.Aourid. Intitulé « Moderniser l’islam », un concept d’Allal El Fassi, le quatrième chapitre aborde, quant à lui, la gestion de la chose religieuse, le cadre référentiel et les outils à même de moderniser l’islam, alors que le cinquième chapitre porte sur la « Prégnance du salafisme ».
Lauréat du prix Pouchkine en 2015, H.Aourid actuellement professeur de sciences politiques à l’université Mohammed V de Rabat compte à son actif plusieurs ouvrages, notamment « Le miroir brisé de l’Occident » et « L’Islam, l’occident et la mondialisation ». Cela sans parler de ses romans…

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus