Hassan El Minai, l’enchanteur de l’art dramatique au Maroc n’est plus

Orfèvre au sens large du terme, passé maître dans l’art…dramatique depuis plus de 60 ans, Hassan El Minai (79 ans), n’est plus. Il s’est éteint hier vendredi après avoir succombé à sa maladie.

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Hassan El Minai, l’enchanteur de l’art dramatique au Maroc n’est plus

Né à Meknès le 17 août 1941, Hassan El Minai avait poursuivi ses études primaires et secondaires à Meknès et ses études universitaires à Rabat et à la Sorbonne où il avait soutenu deux doctorats sur le théâtre marocain : Une première thèse de doctorat de troisième cycle et la seconde une thèse d’Etat en 1981.

Critique prolifique, traducteur, essayiste, intellectuel Hassan El Minai a marqué son passage universitaire à la faculté des Lettres de Dhar El Mehraz. Il est sans conteste l’enchanteur de la critique en matière de l’art dramatique. C’est bien lui le précurseur qui avait cru dur comme fer pour poser les premiers jalons des formes pré-dramatiques, l’historicité et l’identité de l’art dramatique au Maroc.

Feu Hassan El Minai n’a pas tari d’écrire et d’éditer. Il a pondu une vingtaine d’ouvrages : ‘’ La tragédie comme exemple’ ’Le Théâtre et l’improvisation’’, ‘’Le Théâtre et la sémiologie’’, ‘’Perspectives Maghrébines’’, ‘’Sur la critique française’’, ‘’Sur l’art plastique’’, ‘’Ici le théâtre arabe, ici certaines de ces déclinaisons’’, ‘’ Le Théâtre marocain : de la constitution à l’industrie du spectacle’’, ‘’Le Corps dans le Théâtre’’, ‘’ Le Théâtre encore une fois’’,’’ Théâtre moderne : Rayonnements et Alternatives’’…

Il enseignait à Fès pendant quatre décennies presque mais feu Hassan El Minai pour qui l’art dramatique est son bain amniotique était trop attaché à la ville de Meknès. Comme disait deux autres sorbonnards, Francis Ramirez et Christian Rolot, qui avaient consacré un bel ouvrage à la ville de Meknès pour parler de grands écrivains qui y ont séjourné notamment Jean Genet, André Malraux Raymond Queneau… :’’ (…) Mais toutes les villes ne sont pas des marieuses ; certaines ont le goût du secret. Elles font sortir l’un quand l’autre arrive. Meknès, est de ce point de vue, le contraire de Marrakech, de Tanger, ou de Paris : tout artiste qui y séjourne est seul au monde’’.

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