Hassan sentissi, président de la fenip: Voir grand et large

En cumulant les mandats à la tête de la FENIP, Hassan Sentissi dispose d’un atout : la confiance de ses pairs. Travailleur acharné doublé d’un diplomate confirmé, il est de toutes les batailles qui concernent le secteur de la pêche. Ses sorties tonitruantes sont adoucies par un engagement sincère au profit de l’économie du pays.

artagé entre plusieurs tâches les unes aussi importantes que les autres, Hassan Sentissi ne manque pas de ressources pour suivre au détail près les préparatifs du Salon Halieutis qui se tient, comme à l’accoutumée, à Agadir. Une foire internationale dédiée aux professionnels. Mais aussi une vitrine politico-diplomatique incontournable au regard des hôtes de marque africains qui font le déplacement. Cette année, c’est la Côte d’Ivoire qui est l’invité d’honneur de l’édition qui se tient sous le signe « la mer, avenir de l’homme ». H. Sentissi qui fait la nouba des capitales africaines est convaincu de l’important investissement du Royaume dans le Continent noir. Et il fait savoir qu’il a de tout temps privilégié le raffermissement des liens de coopération avec les pays amis et frères. Il a même concrétisé un tel intérêt en réalisant une usine au Sénégal, en activité depuis 7ans. Rien de plus normal à ce qu’il fait sienne l’engagement royal pour le continent et la conviction aujourd’hui partagée par la communauté internationale : l’Afrique est la dernière frontière du développement. « Nous veillons à ce que notre présence à la troisième édition du salon Haleutis soit des plus dignes et des plus marquantes », assure H. Sentissi. A ses yeux, les membres de la Fédération nationale des industries des produits de la mer (FENIP) qu’il préside savent que « cette manifestation commerciale représente autant une vitrine pour la promotion de notre savoir-faire qu’une occasion pour dynamiser nos exportations ». En effet, le stand de la FENIP qui regroupe toutes les associations professionnelles membres représentant, chacune, un segment d’activité des industries de la pêche, exprime toute la richesse de palette valorisation des produits de la mer. Conserve et semi-conserve de poisson, conditionnement à l’export des produits frais, aquaculture, congélation, farine et huile de poisson, le stand de la FENIP en fait grand cas. «Nous représentons un large spectre de valorisation des produits de la mer », rappelle à cet égard H.Sentissi. Pour le Président de la FENIP, « il est temps de faire un bilan d’étape de la stratégie Halieutis promue par les pouvoirs publics ». Les richesses halieutiques dont est doté le pays devraient être mieux valorisées pour drainer la valeur ajoutée tant convoitée. Tel est le crédo des membres de la FENIP. Ceux-là mêmes qui n’ont pas attendu pour opérer les ajustements nécessaires, moyennant de lourds investissements, pour mettre à niveau leur outil industriel. Non sans fierté, H. Sentissi martèle que la majorité des unités de transformation et de valorisation des produits de la mer sont certifiés ISO et affichent au fronton les labels de qualité. Malgré cela, le regret exprimé à l’endroit de la gestion des pêcheries n’est pas feint par le Président de la FENIP. On est face à des données contradictoires relatives aux ressources à exploiter. En observant, bien entendu, les impératifs de durabilité de la ressource. Les avis de l’INRH et des océanographes manquent de cohérence au point d’handicaper l’activité valorisation. Car la question centrale qui revient dans toutes les bouches des opérateurs est liée à la sécurisation des approvisionnements en matière première, avec la qualité en prime. « Certes, on commence à voir de plus en plus clairement les avancées du plan Halieutis, mais il faut dire que la stratégie reste incomplète », assure H. Sentissi. C’est la raison pour laquelle des partenaires étrangers, canadiens et français, ont été sollicités pour élaborer des études sur le potentiel valorisation des richesses halieutiques. « Etudes que l’on entend défendre auprès du ministère pour mieux aborder les défis industriels à venir », note le Président de la FENIP. La bataille à venir est celle qui permettra au pays de disposer d’un écosystème complet à même d’assurer la pérennité de la pêche et des industries qui gravitent autour. « Car n’oublions pas que notre patrimoine industriel a plus d’un siècle et mérite d’être mieux valorisé ». Tel est le crédo de H. Sentissi qui nourrit l’ambition de voir le pays doté de champions nationaux capables d’aller en Afrique. Rude est la voie à emprunter. Surtout qu’un contrat programme, sollicité pas la FENIP depuis 2003 attend d’être concrétisé. Mais le Président de la FENIP est conciliant lorsqu’il fait grand cas d’un partenariat public-privé à imaginer. « L’essentiel et que le Maroc gagne », tonne-t-il. Dès lors, les divers acteurs de l’administration doivent faire preuve de plus d’allant en accompagnant les opérateurs qui croient en la vertu d’une approche symbiotique entre le privé et le public. « On doit travailler ensemble en parfaite intelligence, surtout que nous servons tous le même intérêt, celui du développement socio-économique du pays », confie H. Sentissi. Un battant qui est de toutes les messes commerciales susceptibles d’ouvrir en grand les portes pour les entreprises exportatrices. Le Président de la FENIP voit grand en sondant, depuis des lustres, les pays africains. Sans pour autant perdre de vue les autres marchés potentiellement porteurs comme la Russie, le Moyen Orient… « On doit bâtir sur nos acquis commerciaux pour ouvrir d’autres horizons. La terre est vaste », conclue-t-il. Pour peu que l’intendance suive.

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