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Important potentiel halieutique en mauritanie: Un gisement évalué à 1,6 million de tonnes

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La Mauritanie est ouverte à toutes les initiatives de coopération susceptibles de garantr le développement du secteur de la pêche et des activités connexes. Nani Ould CHROUGHA, ministre mauritanien des Pêches et de l’économie maritime, apporte un éclairage sur les diverses opportunités qu’offre son pays. Vaste chantier.

PERTINENCES : QUELLES SONT VOS ATTENTES D’UNE RELANCE FRANCHE DE L’INVESTISSEMENT AFRICAIN DU MAROC ?

NANI OULD CHROUGHA: Beaucoup de potentialités existent en Mauritanie en matière d’investissement dans divers domaines (tourisme, élevage, agriculture, aquaculture, pêche, mines, hydrocarbures, etc.). En prenant le cas particulier de la pêche, ce secteur dispose d’importants atouts : un environnement physique et géographique exceptionnel ; un potentiel exploitable de plus de 1 600 000 t/an ; plus de 600 espèces répertoriées dans les captures et une vingtaine représentant des stocks exploités (céphalopodes, crustacés, Poissons demersaux, poissons pélagiques); d’importantes ressources encore non exploitées : coquillages (praires, huîtres, cymbium, palourde, etc..), poissons (anchois, sardine, ….), algues ; Les opportunités d’investissement dans ce secteur sont multiples : développement d’infrastructures des pêches : joint-venture avec des entreprises nationales ; développement d’industries à terre (stockage, mise en boites, produits sous vide, farines, huiles,…); Industries de matériels de pêche ; Chantiers navals pour la construction de navires de petite et moyenne taille pour la pêche de marée ; ateliers de réparation et de maintenance des navires industriels et côtiers et d’embarcations artisanale.

SUR LE PLAN TECHNIQUE, TABLEZ-VOUS SUR UN TRANSFERT DU SAVOIR-FAIRE MAROCAIN EN TERMES DE GESTION DES PÊCHERIES ?

N.O.C : La stratégie gouvernementale au cours des cinq années à venir sera axée sur la maximisation de leurs retombées économiques et sociales, dans une perspective d’exploitation durable et respectueuse de l’environnement. Le secteur des pêches et de l’économie maritime figure parmi les secteurs porteurs de croissance. La vision de long terme du secteur des pêches et de l’économie maritime dans le cadre de notre nouvelle stratégie est redéfinie de la manière suivante :« Tirer de la richesse halieutique du pays, et de façon durable, le maximum de bénéfices pour la population mauritanienne, et participer plus activement aux efforts de développement d’une économie bleue inclusive source de richesses et d’emplois ».Notre législation intègre les principes de bonne gouvernance préconisés par le code de conduite pour une pêche responsable de la FAO (1994), notamment en ce qui concerne la gestion par plans d’aménagements basée sur le principe de concertation des différentes parties prenantes publiques et privées. Revenant sur la coopération en matière de gestion des pêcheries, nous avons plusieurs chantiers sur lesquels nous pouvons échanger nos expertises, notamment : la conception et la mise en œuvre des plans d’aménagement dont les piliers sont une recherche scientifique fiable et un système de suivi-contrôle et surveillance (SCS) performant ; la gestion des stocks partagés qui doit se faire de façon concertée ; la gestion maîtrisée de la pêche artisanale et côtière ; la lutte contre la pêche INN ; la gestion par quota ; etc.

Y A-T-IL D’AUTRES VOLETS DE LA COOPÉRATION QUI MÉRITENT UNE COLLABORATION BILATÉRALE PLUS FORTE ?

N.O.C : Les autres volets de la coopération qui méritent une collaboration plus forte sont en particulier : l’investissement dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture (infrastructures et services de base, etc.); la valorisation (techniques de transformation); la recherche scientifique (échanges et transfert de compétences) ; l’inspection sanitaire (poursuite de l’accréditation des laboratoires de l’Office National d’Inspection Sanitaire des produits de la Pêche et de l’aquaculture (ONISPA) ;la sécurité maritime ;la surveillance maritime; la Formation maritime.

LA VALORISATION DES PRODUITS DE LA PÊCHE VOUS INSPIRE-T-ELLE DANS CE CADRE-LÀ ?

N.O.C : En Mauritanie, le secteur des pêches a un caractère extraverti. En effet, moins de 10 pour cent des produits sont valorisés. Il y a une insuffisance du savoir-faire dans ce domaine. L’une des priorités est la promotion de modes de transformation et valorisation des produits de la pêche qui soient en meilleure cohérence avec la durabilité des ressources et l’intégration accrue du secteur dans l’économie. Dans ce cadre la priorité sera accordée aux industries de transformations offrant les meilleurs gages de retombées pour le développement économique et social du pays, en termes de création et de domiciliation de richesses, de création d’emplois et de contribution à la sécurité alimentaire.

LA COOPÉRATION BILATÉRALE ENGLOBE-T-ELLE LA DÉFINITION D’UNE STRATÉGIE AFRICAINE DANS LES NÉGOCIATIONS MULTIPARTITES AUPRÈS DE LA FAO, NOTAMMENT ?

N.O.C : La Mauritanie s’est engagée dans divers instruments internationaux, notamment de la FAO. Nous soulignons notre ouverture par rapport à tout ce qui a trait à améliorer la gouvernance des pêches et une meilleure intégration du secteur dans le tissu socioéconomique. Dans le cadre du renforcement de la coopération multilatérale, la concertation est toujours nécessaire pour consolider nos positions dans les foras régionaux et internationaux.

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