Instabilité au Venezuela : Le chavisme ne désarme pas…

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Après la manifestation massive de mercredi, l’opposition vénézuélienne a appelé à une grève générale vendredi 28 octobre pour faire pression sur le gouvernement et réenclencher le processus de référendum révocatoire contre le président Maduro, remis à plus tard par les autorités électorales. La coalition d’opposition MUD, majoritaire à l’Assemblée nationale, défend une cause perdue. Surtout que Nocolas Maduro bénéficie non seulement de l’appui de l’armée, mais aussi et surtout de larges couches de la population acquises aux idéaux du chavisme. D’ailleurs, pour désamorcer la crise, N. Maduro a annoncé la revalorisation du Smig de 40%… Et menacé d’occuper les usines qui feraient de la résistance à sa politique. Le camp Maduro n’a pas tardé à réagir par la voix de Diosdado Cabello, l’homme fort du parti chaviste au pouvoir, qui appelle « les travailleurs et les forces armées à occuper les entreprises à l’arrêt ».
Il y a lieu de rappeler que la première étape du processus devant mener à un référendum révocatoire contre N. Maduro, scrutin ardemment souhaité par la coalition Table de l’unité démocratique (MUD) majoritaire à l’Assemblée, avait été validée début août 2016. Mais jeudi dernier, alors que se profilait une seconde étape décisive, les autorités électorales du pays avaient décidé de « retarder le processus jusqu’à nouvel ordre ».
Dès lors, tout vote révocatoire contre le président devient quasi impossible cette année. Or, selon la Constitution, s’il a lieu plus tard et qu’il débouche sur un départ du successeur d’Hugo Chavez, son vice-président pourra prendre sa place. Alors que si le référendum se déroule plus tôt, il pourrait enclencher immédiatement une nouvelle élection présidentielle, ardemment souhaitée par l’opposition.

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