Instabilité malienne : le Nord perdu ?

A Kidal, dans le nord du Mali, de violents affrontements ont opposé jeudi dernier des rebelles à majorité touareg à un groupe armé pro-gouvernemental. Des tirs ont éclaté dans le centre-ville quelques jours à peine après la signature d’un accord de paix. La tension est restée vive toute la soirée. Impossible de déterminer qui est à l’origine des affrontements qui ont duré de 16 à 19 heures. D’un côté, il y a la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA composé de plusieurs groupes touaregs), et de l’autre le Gatia, un autre groupe armé qui est plutôt favorable au gouvernement. Chacun des deux camps rejette sur l’autre la responsabilité de l’attaque. Cet épisode qui consacre l’instabilité dans le Nord Mali, en proie aussi à des activités terroristes nourries par plusieurs groupuscules (malgré l’intervention française et des casques bleus africains), est des plus alarmants. Déjà en début de semaine, deux morts ont été signalés mardi lors d’affrontements armés entre la CMA et le Gatia. Une fragilité mise à contribution par les groupes djihadistes qui, faut-il le rappeler, profitent des « zones grises » qui échapent au contrôle de l’Etat, pour mieux asseoir leurs bases. Le Mali risque-t-il, à terme, de perdre le Nord ?

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