Intégration régionale: Le Royaume aux portes de la CEDEAO

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Faute de parvenir à une intégration économique maghrébine, et en ligne avec la politique africaine du Souverain, couronnée par le retour au sein de l’Union Africaine, le Maroc se tourne vers son sud et décide d’intégrer l’organisation sous régionale ouest-africaine qui compte déjà 15 Etats dont le poids lourd africain, le Nigéria, et la locomotive de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire. En effet, le Maroc a présenté en fin de semaine dernière à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la CEDEAO, sa demande d’adhésion « à part entière » à cette communauté ouest-africaine. La CEDEAO qui compte le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo, est une communauté forte de 320 millions d’habitants, avec la population la plus jeune au monde, répartie sur 5,1 millions de km2, pour un PIB total supérieur à 700 milliards $. Elle a déjà instauré la libre circulation qui s’applique petit à petit dans les faits, et elle souhaite établir une monnaie unique à l’horizon 2020. En intégrant le Maroc, la CEDEAO deviendrait la 16e puissance mondiale devant la Turquie et s’approcherait de l’Indonésie en termes de PIB. L’atout du Maroc reste lié à ses investissements très forts dans les pays de la région.

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