Depuis Istanbul, l’UNESCO oppose la culture à la barbarie

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Encore sous le choc de l’attentat qui a semé la mort dans l’enceinte de l’aéroport Ataturk, Istanbul accueille la 40e session de l’UNESCO tout en appelant la communauté internationale à apporter «une réponse forte» aux extrémismes en se mobilisant pour la préservation du patrimoine et de la culture. En effet, l’Unesco se réunira pendant dix jours pour réviser sa liste du patrimoine mondial de l’humanité, dans une métropole turque désertée par les touristes après un nouvel attentat qui a fait 47 morts fin juin, à l’aéroport d’Atatürk. Exprimant «la profonde sympathie» et «les condoléances» de l’Unesco au peuple turc, Irina Bokova, la directrice générale de l’agence onusienne, a expliqué lors de son discours d’ouverture que «la réponse (de la communauté internationale) doit être forte» face «aux extrémismes violents qui ciblent et manipulent la culture et alimentent la peur». «Nous appartenons à la même famille et c’est précisément ce que les extrémistes veulent détruire», a-t-elle ajouté en faisant état non seulement des pertes en vies humaines mais aussi des destructions des sites culturels de Palmyre ou d’Alep en Syrie ou de Mossoul en Irak. Au cours de la session de l’Unesco, 29 sites du monde entier espèrent faire leur entrée sur la liste du patrimoine, qui comprend 1031 sites de 163 pays.

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