La bataille autour de la loi de Finances rectificative démarre cette semaine  

Les députés de la nation tiendront, en ce début de semaine, une séance consacrée à la présentation du projet de loi de Finances rectificative (PLFR) 2020, élaborée pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du Covid-19. 

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La bataille autour de la loi de Finances rectificative démarre cette semaine  

Dès son adoption par le prochain Conseil du gouvernement, à moins que les rumeurs sur un prochain Conseil des ministres se concrétisent, le bureau de la Chambre des représentants devra se réunir d’urgence pour approuver le PLFR annoncé voilà plus d’un mois par le ministère de tutelle.  

Ce projet de loi de Finance rectificative qui aura pour objectif de remettre l’économie nationale sur les rails après plusieurs mois d’arrêt, devra être adopté dans un délai maximal de 15 jours, dont 8 jours d’examen à la Chambre des représentants, 4 jours à la Chambre des conseillers et 3 jours pour le vote des députés des amendements apportés par les Conseillers. 

 Selon les premières indiscrétions, cette révision de la loi de finances 2020 devrait accorder la priorité à l’éducation, l’emploi, la protection sociale, la transformation numérique et la santé, le tout en essayant de relancer la machine économique malmenée. Pour l’Exécutif qui cherche une adoption expéditive, l’objectif est faire face aux conséquences du confinement et de l’arrêt des activités économiques non essentielles qui vont être très sévères sur la macro-économie, sur les entreprises et sur la société elle-même. 

Une récession est ainsi certaine cette année et son amplitude pourrait atteindre plus de 4% amplifiée par la sécheresse, la baisse des IDE et la chute des recettes fiscales.  Les grands équilibres macro-économiques, principaux baromètres des décisions publiques dans leur logique comptable, devraient donc se détériorer et les déficits budgétaire et courant (probablement de 7% du PIB chacun) vont provoquer une hausse des dettes souveraine et externe à 89% du PIB et 150% des recettes d’exportation. Sur ce point, l’un des enjeux financiers importants pour le pays est le maintien à moyen terme du rating « investment grade ». Il dépendra en grande partie dans les trimestres à venir des mesures de relance de cette loi, de l’évolution des niveaux de dette et donc de la capacité du pays à rebondir en 2021.

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