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La capacité nucléaire de Londres en question : Un accident nommé Trident

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Un missile nucléaire non armé Trident II D5 tiré d’un sous-marin britannique s’est dirigé vers les côtes américaines et non, comme prévu, vers l’Atlantique. C’est le Sunday Times qui révèle une information des plus embarrassante pour Theresa May attendue le 27 janvier pour une rencontre avec le nouvel homme fort de l’Amérique.
Tiré en juin depuis le sous-marin HMS Vengeance au large de la Floride (9 000 km), le missile s’est dirigé… vers les côtes américaines, et non, comme prévu, vers l’Atlantique en direction du continent africain, affirme l’hebdomadaire. « L’échec désastreux de notre premier test nucléaire en quatre ans a fait souffler un vent de panique au plus haut niveau gouvernemental et militaire », soulignait un haut responsable de la Royal Navy cité par le Sunday Times.
L’affaire a pris de l’ampleur lorsque, à la BBC, dimanche, la première ministre a refusé à quatre reprises de répondre sur ce dossier. Devant les protestations de députés, Michael Fallon, ministre de la défense, a dû venir pour s’expliquer en urgence devant les Communes lundi après-midi. Il a affirmé que le sous-marin Vengeance, qui faisait alors l’objet d’essais après sa modernisation, avait été « testé avec succès » et que « la capacité et l’efficacité de la dissuasion nucléaire indépendante du Royaume-Uni ne sont pas mises en doute ».
La chaine US CNN qui citait un officiel américain anonyme confirmait l’incident. Selon ce dernier, le missile a été détourné vers l’océan pour être détruit, en vertu d’une procédure automatique en cas de dysfonctionnement. Selon la BBC, la Royal Navy, qui possède quatre sous-marins lanceurs d’engins, a effectué une demi-douzaine d’essais depuis 2000, rendant public à chaque fois son succès, sauf cette fois-ci. Chaque missile coûte 17 millions de livres (19,8 millions euros).
Selon Julian Lewis, le président (conservateur) de la commission parlementaire de la défense, Mme May a hérité d’une « situation sans issue » de M. Cameron dont les conseillers avaient étouffé l’incident. Lundi, Mme May a reconnu avoir été « briefée ». « J’ai été informée du succès de la certification du HMS Vengeance », a-t-elle déclaré.
La ministre de la défense du cabinet fantôme de l’opposition, Nia Griffith, a dénoncé « un manque de transparence », tandis que Kate Hudson, leader de la campagne pour un désarmement nucléaire, a estimé qu’« on ne peut pas faire confiance au gouvernement pour dire aux députés et au grand public la vérité sur cette crise ». De son côté, la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, opposée de longue date à la force nucléaire – dont les sous-marins sont basés en Ecosse –, a qualifié la présumée erreur de tir de « question extrêmement grave ».
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