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La CGEM s’inquiète des pratiques inappropriées de certaines banques et interpelle le GPBM

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Le Président  de la CGEM a rappelé dans son courrier la situation d’urgence dans laquelle sont les entreprises nationales, dont une écrasante majorité a baissé drastiquement son activité ou sont carrément à l’arrêt.

Ces entreprises  voient leurs revenus s’effondrer ce qui, par un effet domino, finit par toucher la quasi-totalité des secteurs, affirme C. Alj qui ajoute que l’aide aux salaires apportée par le gouvernement leur donne du souffle, mais leur situation reste plus que préoccupante.

Ces entreprises, affirme le patron des patrons,  maintiennent pour la plupart leurs salariés pour des raisons sociales et pour être en mesure de reprendre l’activité au plus vite dès la levée de l’état d’urgence, ajoutant qu’elles essaient également de maintenir leurs relations avec leurs fournisseurs, locaux ou étrangers.

Cependant beaucoup peinent lourdement à financer leur besoin en fonds de roulement, alors que les mesures énoncées par le GPBM sont construites, dans leurs principes, pour répondre à la situation et ainsi accompagner le  tissu d’entreprise à traverser cette crise exceptionnelle.

Or des écarts et des situations en décalage avec ces principes sont là, affirme C. Alj qui ajoute que l’impact de ces écarts, s’ils ne sont pas rattrapés, pourrait être fatal à de très nombreuses entreprises, pourtant aptes à retrouver leur rythme de croisière après cette crise (générant ainsi un niveau de casse sans précédent, et qui laissera une empreinte économique et sociale indélébile).

Aussi, le président de la CGEM considère qu’un traitement au cas par cas des entreprises est en décalage avec la situation (sauf demande expresse de la clientèle). Il est également  urgent de mettre en place le dispositif prévu avec la CCG à un niveau suffisant pour rétablir un sentiment de sécurité des entreprises. A défaut, « nous subirons la disparition de nombreuses entreprises et de très lourdes pertes d’emplois » prévient C. Alj.

A titre d’exemple,  le Patron des patrons cite le cas préoccupant des PME exportatrices. Ces unités, selon lui, doivent impérativement être maintenues puisqu’elles permettront dès la reprise en Europe, à la fois d’assurer quelques dizaines de milliers d’emplois mais aussi de rapatrier des devises aujourd’hui rares. 

De même, les unités de services aux entreprises, caractérisées par une masse salariale lourde, souffrent d’un déficit brutal de traitement de la part de certains de vos confrères (revenant sur leurs autorisations de découvert par exemple). Néanmoins, la CGEM a relevé une certaine difficulté d’accès de certaines entreprises à leur responsable clientèle, impactant le délai de réponses à leurs requêtes. 

De même, ajoute C. Alj, il apparaît que certaines banques annonceraient des pénalités ou intérêts supplémentaires, et d’autres n’accepteraient le report qu’à compter du mois d’avril.

En comparaison, certains pays européens reportent, à la fin des contrats, les échéances  de 6 mois. « Certains membres de votre groupement ont augmenté leurs marges et la tarification des emprunts »  relève-t-il, en ajoutant que le taux de refinancement des importations sont parfois passés de 1,5% à 3,5% (pourtant BAM a réduit son taux de base et les taux de base sur le dollar et l’Euro sont à des niveaux historiquement bas). 

Les taux de change sont parfois sans rapport avec les cours pivots et certaines salles de marché sont fermées. Tout en étant convaincu que le GPBM est parfaitement conscient de l’extrême gravité de la situation pour les entreprises, le président de la confédération espère que le groupement des banques se tiendra au côté des entreprises, en partenaire privilégié, pour dépasser cette situation de crise exceptionnelle.

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