La Covid-19 fragilise plus la Santé en zone Mena

Depuis un an, la Covid-19 s’est invitée dans le monde entier, venant perturber libertés, économie et systèmes de santé. Ce coronavirus dévoile au grand jour les failles que doivent colmater au plus vite les États. Il agit comme un révélateur de leurs capacités à absorber une crise sanitaire. 

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La Covid-19 fragilise plus la Santé en zone Mena

L’Association euro-méditerranéenne des économistes (EMEA) participe au dialogue politique sud-méditerranée de la Fondation Konrad Adenauer (KAS PolDiMed) en publiant une étude sur la résilience des systèmes de santé de la région méditerranéenne dans six pays (dont le Maroc). « Le secteur de la santé étant l’épicentre de cette pandémie mondiale sans précédent, il devient évident que les pays dont les services et les infrastructures de santé étaient déjà fragiles sont les plus touchés », précise le rapport. 
  Les travaux montrent que ces États n’étaient pas préparés à faire face à la Covid-19. Leur faible marge de manœuvre budgétaire, additionnée à leurs vulnérabilités socio-économiques structurelles et durables, ne leur a pas permis d’apporter les réponses politiques nécessaires. Pratiquement tous ont axé leurs mesures dans « une optique d’urgence à court terme », s’appuyant principalement sur un soutien au secteur de la santé, des campagnes de sensibilisation pour les citoyens et un confinement, note l’étude. À l’exception notable de deux pays engagés dans des stratégies à moyen et long terme avec, respectivement, un plan de gestion de la Covid-19 comprenant différents scénarios pour la Tunisie et une production nationale d’équipements de protection individuelle (EPI) et de dispositifs médicaux, ainsi qu’une couverture maladie universelle pour le Maroc.

Le document de quarante-huit pages ne se contente pas d’établir un constat, il porte également des recommandations politiques. « Pour améliorer la résilience des systèmes de santé, nous suggérons de mettre en place une alerte précoce destinée à renforcer la capacité du secteur des soins, à détecter les pandémies et à réagir en cas d’infection à grande échelle ». Les États doivent également se doter d’un plan pour « fournir l’équipement médical, les vêtements, les kits de test, les médicaments et les protocoles médicaux nécessaires, ainsi que tout autre matériel et équipement essentiel et les extensions potentielles des infrastructures de santé publique nécessaires pour gérer les impacts à court terme de la crise, en étroite collaboration avec des organisations internationales telles que l’OMS ». Il devra tenir compte des vulnérabilités institutionnelles et socio-économiques locales. 
Les auteurs préconisent également de « réduire le fossé entre le secteur public et le secteur privé, en investissant plus dans le secteur public et en engageant davantage le système de soins de santé privé à fournir un soutien dans les situations de choc extrême ». 

 

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