La Covid-19 précipite la Zambie vers le défaut de paiement 

 Les regards des responsables des pays africains, comme ceux de leurs créanciers, restent braqués sur la Zambie qui risque de devenir dans les semaines à venir le premier pays du Continent en défaut de paiement depuis la crise du Covid-19. 

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La Covid-19 précipite la Zambie vers le défaut de paiement 

Lusaka a demandé cette semaine à ses créanciers un report des échéances portant sur une tranche de trois milliards d’euro d’emprunts en eurobonds. En outre, la Zambie rechigne à régler à ses créanciers chinois des arriérés de paiement. Si aucun accord n’est trouvé, le pays affirme qu’il ne pourra plus payer ses dettes. 

Le cas zambien met en lumière l’insuffisance des mesures prises jusqu’à présent par les pays riches et émergents. Un défaut sur la dette zambienne aurait des répercussions dans toute l’Afrique.

La Zambie est devenue en quelques semaines le symbole de la crise financière qui menace les pays en développement. Lusaka vient en d’annoncer qu’elle ne pourrait pas régler ses arriérés de paiements de dette à moins d’un accord avec deux catégories de créanciers, la Chine et les créanciers privés.

Pékin a posé comme préalable à toute restructuration le règlement de deux cent millions d’euros d’arriérés, ce que Lusaka dit ne pas être en mesure de faire. Le pays est endetté à hauteur de douze milliards de dollars, dont un tiers vis à vis de la Chine. Il est étranglé par les échéances à un moment où ses recettes d’exportation diminuent.

La Zambie qui reste le deuxième pays producteur de cuivre en Afrique a aussi beaucoup emprunté sur les marchés financiers en émettant des eurobonds. Plus de trois milliards d’euros qui appellent à être remboursés. Asphyxié, Lusaka a demandé un moratoire à ses créanciers privés, principalement des banques. Mais pour l’instant, les banquiers refusent cette perspective et la conditionnent à la conclusion d’un accord avec le FMI. 

Le cas zambien n’est pas unique dans le Continent. Il risque fort de se dupliquer à plus grande échelle puisqu’au moins une douzaine de pays africains, eux aussi au bord de l’asphyxie, négocient secrètement avec Pékin pour restructurer leur dette

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