La crise gambienne risque de s’envenimer: Rabat joue discrètement la carte de l’apaisement

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Le Maroc qui dispose de solides amitiés africaines ne lésine pas sur les moyens dès lors qu’il s’agit de promouvoir la stabilité. Rien d’étonnant à ce que la Gambie qui risque de basculer dans le chaos, après les présidentielles contestées, soit la cible de ses bons offices. Officiellement pourtant, Rabat joue la discrétion absolue. Pourtant, des observateurs avertis n’hésitent pas à placer le séjour, depuis plusieurs jours, du ministre délégué aux Affaires étrangères Nasser Bourita à Banjul, dans le cadre des bons offices. Objectif : désamorcer une crise que ni le Nigeria ni la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) n’ont réussi à circonscrire. Des observateurs croient savoir que l’offre marocaine consisterait en l’accueil de Yahia Jammeh en exil, au cas où il accepterait les résultats des élections et, partant, de céder le pouvoir. Des experts rappellent que Y. Jammeh avait soutenu le Maroc en signant le document demandant à l’Union africaine d’annuler l’adhésion de la fantomatique RASD. Et le roi Mohammed VI avait déjà visité ce petit pays de 2 millions d’habitants en 2006. Ces bonnes relations sont anciennes et remontent même au temps de Hassan II, lorsque le Sénégal est intervenu militairement en Guinée en 1981 pour remettre au pouvoir l’ex-président Doudou Jawra, avec l’appui de Rabat.

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Pour le messi dominici marocain, le facteur temps joue puisque le dénouement de la crise devrait intervenir avant le 19 janvier, date à laquelle le successeur de Jammeh devrait prendre le pouvoir. Avec la bénédiction du Nigéria et de la Cédéao qui n’excluent pas une intervention militaire.

 

 

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