La diplomatie victime du Brexit: Onde de choc à Londres

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Ivan Rogers est le diplomate par qui le choc est arrivé à Londres. Cet ambassadeur britannique auprès de l’Union européenne a critiqué le manque d’expérience de Londres en matière de négociations avant les discussions sur le Brexit. L’ambassadeur britannique démissionnaire depuis mardi 3 janvier, a critiqué dans la soirée le manque d’expérience de Londres en matière de négociations, appelant ses anciens collègues à « dire la vérité à ceux qui sont au pouvoir » avant les discussions sur le Brexit qui doivent démarrer dans moins d’un trimestre.
« Il y a très peu d’expérience sérieuse pour ce qui est des négociations multilatérales à Whitehall (le quartier des ministères de Londres), ce qui n’est pas le cas à la Commission (européenne) ou au Conseil » européen, a regretté I. Rogers dans une long mail adressé au bureau qui représente le Royaume-Uni auprès de l’UE, pointant du doigt l’écart qu’il a observé entre la préparation de Londres et celle des institutions européennes pour négocier le Brexit.
Nommé en novembre 2013 par l’ancien Premier ministre David Cameron, le diplomate démissionnaire aurait dû jouer un rôle de premier plan dans les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE. D’autant qu’il est connu pour être un fin connaisseur des dossiers européens. I. Rogers avait été au cœur d’une polémique le mois dernier après la fuite de propos tenus devant des ministres britanniques. Il leur avait expliqué qu’aux yeux des 27 autres États membres de l’UE, la signature d’un nouvel accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE post-Brexit n’interviendrait pas avant une bonne dizaine d’années.
« J’espère que vous continuerez à contrer les arguments infondés et les raisonnements confus et que vous n’aurez jamais peur de dire la vérité à ceux qui sont au pouvoir », a-t-il ajouté dans un mail. « J’espère que vous vous soutiendrez dans ces moments difficiles où vous devrez tenir un discours qui n’est pas agréable à entendre à ceux qui ont besoin de l’entendre », a-t-il ajouté.
Theresa May, Première ministre conservatrice est appelée à activer l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui ouvrira les négociations de sortie, avant la fin du mois de mars. Cela lancera un compte à rebours de deux ans, à l’issue desquels le Royaume-Uni quittera le bloc européen.

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