La famine ravage l’Est africain: Peu de moyens mobilisés!

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La sécheresse qui sévit depuis trois ans dans l’est du continen fait planer le spectre de la famine sur la région. Déjà, l’état de famine a été déclaré au Soudan du Sud il y a deux semaines et l’état de « catastrophe nationale » en Somalie. Et la situation n’est pas plus reluisante en Ethiopie, en Ouganda, au Kenya… Voir même en Tanzanie. Mais à cette calamité naturelle s’adjoint la crise politico-sécuritaire qui sévit en Somalie et au Soudan du Sud. Douze millions de personnes sont concernées par cette crise alimentaire qui sévit principalement dans six pays de l’Afrique de l’Est.
Les facteurs climatiques sont cités comme principale cause par les organisations non gouvernementales. La sécheresse s’abat sur la Corne de l’Afrique et ce pour la troisième année consécutive. Or, dans cette région, les habitants sont pour la plupart des éleveurs et des cultivateurs.
Pour le secrétaire général de l’ONU, c’est une tragédie et pour éviter qu’elle devienne une catastrophe, pas moins de 4,4 milliards de dollars restent à mobiliser pour parer au plus urgent. L’ONU a fait un appel à don de 825 millions de dollars pour commencer les distributions d’argent et de nourriture dans le pays avant qu’il ne soit trop tard. Sur les 825 millions demandés par l’ONU aux bailleurs, seuls 100 millions sont arrivés, 300 autres millions sont attendus d’ici avril.
Près de 3 millions de Somaliens ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire d’urgence selon l’ONU et 3 autres millions sont en situation de risque majeur. Tout le pays est touché, et dans les zones rurales, le bétail meurt, les populations migrent vers les puits et les villes entraînant des tensions communautaires. Et sur les marchés, les prix s’envolent.
Plusieurs ONG, dont le Comité international de la Croix Rouge, ont déjà commencé à distribuer de la nourriture.
Au Soudan du Sud, environ 5 millions de personnes, soit la moitié de la population est en état de crise alimentaire alors que le pays est en proie à une guerre civile qui dure depuis quatre ans. Plus d’1,5 million de Sud-Soudanais ont été amenés à fuir leur pays. La moitié est accueillie par l’Ouganda, pays frontalier. 700 000 réfugiés y sont arrivés depuis juillet.
Le PAM a déjà dû restreindre les rations alimentaires de certains réfugiés. Si la collecte de fonds ne s’améliore pas, l’ONG prévoit de nouvelles coupes dans la distribution de nourriture. Les besoins du PAM sont de 67 millions de dollars pour les 6 mois à venir. En 2016, le UNHCR n’a reçu que 36% des fonds sur les 251 millions de dollars nécessaires. Dans les prévisions les plus pessimistes, le nombre de réfugiés en Ouganda d’ici la fin de l’année 2017 pourrait atteindre les 2 millions de personnes.
En Ethiopie, on estime que 5 millions de personnes sont en insécurité alimentaire, principalement à cause des sécheresses à répétition. La principale zone affectée est dans le sud du pays, une zone frontalière avec la Somalie et le Kenya.

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