La Fédération nationale de la santé ne décolère pas face à K. Ait Taleb

La FNS affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) a considéré que son dernier sit-in s’était tenu «avec succès», et ce «malgré l’interdiction et les interventions» des forces de l’ordre déployées sur les lieux. 

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La Fédération nationale de la santé ne décolère pas face à K. Ait Taleb

Dans un communiqué diffusé dimanche, la centrale syndicale se félicite ainsi de son rassemblement, jeudi dernier. Le sit-in a eu lieu devant la direction des ressources humaines du ministère de la Santé à Rabat, après qu’il a été «empêché de se tenir devant l’entrée principale» du département.

Compte tenu de la situation épidémiologique liée à la pandémie du nouveau coronavirus, la FNS a réduit la participation à ses responsables syndicaux seulement. En revanche, elle déplore les réactions d«’encerclement du sit-in par les forces publiques, la destruction des affiches et la confiscation des banderoles». Malgré cette situation, la Fédération dit avoir enregistré une large participation de ses «responsables nationaux et régionaux, des coordinateurs des Comité nationaux des différentes catégories des travailleurs et la participation de représentants de ses bureaux».

A l’issue de cette mobilisation, une réunion s’est tenue au siège du syndicat régional à Rabat, «pour dénoncer l’intervention répressive qui a entaché le sit-in et rappeler la priorité de se tenir au dossier revendicatif des professionnels de santé». En effet, la Fédération appelle le ministre Khalid Ait Taleb à «ouvrir un dialogue réel, sérieux et productif pour répondre aux demandes des travailleurs du secteur».

Elle dénonce notamment les «décisions unilatérales du ministre» et appelle à «préserver l’indépendance des syndicats», mais surtout à fournir suffisamment des moyens de protection sur le lieu du travail, en plus d’une révision de l’indemnisation sur les risques professionnels, dans le contexte de la propagation de la covid-19 qui touche également le corps médical et paramédical.

Le syndicat demande également à ce que l’infection au nouveau coronavirus soit reconnue comme un accident de travail chez le personnel soignant et de l’intégrer à la liste des maladies professionnelles.

 

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