La France a mal à ses retraites: Un pays au bord de la rupture…

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La France a mal à ses retraites: Un pays au bord de la rupture…

Alors que la grande partie des manifestants a défilé dans le calme contre la réforme des retraites ce 5 décembre à Paris, des incidents ont éclaté en tête de cortège.
Des individus ont notamment renversé et incendié une remorque.

La manifestation contre la réforme des retraites a rassemblé des milliers de personnes dans la capitale.
Une remorque de chantier a été retournée, rue du Château-d’Eau à Paris, non loin de la place de la République. Les « Black-bloc » ont été mis à l’index…

Pour cette grande journée de mobilisation contre la réforme des retraites par le gouvernement, de nombreux secteurs étaient en grève: transports, éducation, justice ou encore police. Quelles sont les revendications de ce mouvement social ?

À l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires, un grand mouvement de grève interprofessionnel a été décrété dans de nombreux secteurs partout en France.
Tandis que les contours du projet de réforme sont maintenus dans le flou par le gouvernement, les grévistes réclament des garanties sur l’âge de départ à la retraite ainsi que sur le montant des pensions dans le futur système à points porté par Emmanuel Macron.
Les syndicats demandent un «autre projet» de réforme.
«Avec ce projet de réforme, nous serons toutes et tous perdantes», pouvait-on lire dans un communiqué de la CGT du 28 novembre.
En effet, selon les syndicats contestataires, la réforme aurait un double effet: un allongement de la durée de cotisation ainsi qu’une diminution des pensions de retraite. «Malgré des signaux révélateurs d’un rejet massif du régime de retraite par points, le gouvernement poursuit son projet de réforme qui aura pour conséquences de diminuer le niveau des pensions et de dégrader les droits de toutes et tous, particulièrement des plus précaires», faisait encore valoir la CGT, FO, la FSU, Solidaires, l’UNL et l’UNEF, dans un communiqué de presse commun publié le 29 novembre.

Alors que les détails concrets de la réforme ne sont pas encore définitivement posés, les organisations syndicales cherchent à instaurer un rapport de force avec le gouvernement. «On veut un autre projet pour rendre le système actuel pérenne», a insisté Philippe Martinez, secrétaire générale de la CGT, ce 5 décembre face à Jean-Jacques Bourdin.
Selon lui, les salariés, quels qu’ils soient, seront amenés à «travailler plus longtemps» sans garantie de la «valeur du point» ni des «mécanismes qui vont le faire évoluer ou diminuer».
Réclamant un «autre projet pour rendre le système actuel pérenne», le représentant syndical a assuré que la réforme allait «accentuer les inégalités et faire baisser les pensions».

Certaines entités des syndicats Unsa et CFDT, pourtant rares organisations à se montrer favorables à l’instauration d’un système par points, ont également décidé de se joindre au mouvement.
La CFDT-Cheminots avait par exemple déposé un préavis de grève, tout comme Unsa Transport ou Education.

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