La guerre des «boutons nucléaires» maintenue entre Moscou et Washington

L’administration américaine a rejeté la proposition de Vladimir Poutine de prolonger d’un an «sans condition» le traité bilatéral de désarmement nucléaire New Start.

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L'administration US reette la proposition russe de prolonger le traité de désarmement nucléaire New Start.

La proposition du Maitre du Kremlin de proroger d’un an le traité New Start «sans condition» ne peut pas résoudre le problème, estime Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Selon lui, les États-Unis avaient proposé une prolongation dudit accord  pour un an en échange d’un gel du nombre d’ogives nucléaires américaines et russes pendant ce temps. «La réaction du Président Poutine visant à prolonger le New Start sans gel des ogives nucléaires n’est pas une option envisageable», a fait savoir le responsable sur Twitter.

Plus tôt dans la journée, le Président russe avait proposé de prolonger le New Start de réduction des armes stratégiques «ne serait-ce que d’un an sans aucune condition préalable».

En vigueur depuis 2011, le traité qui reste d’ailleurs l’unique accord entre la Russie et les États-Unis dans le domaine de la limitation des armements, expirera en février 2021.

La partie américaine se déclare prête à proroger le traité «demain même» si la Russie gèle son arsenal nucléaire. Or, Moscou considère cette proposition comme inadmissible.

Le traité bilatéral signé en 2010, maintient les arsenaux des deux pays bien en deçà de leur niveau de la Guerre froide, limitant à 700 le nombre de lanceurs nucléaires stratégiques déployés et à 1 550 la quantité de têtes nucléaires. 

Le 13 octobre, le négociateur américain Marshall Billingslea a proposé à Moscou de prolonger le traité «pendant un certain temps», à condition que la Russie accepte «de geler» son arsenal nucléaire. Un tel gel a été jugé «inacceptable» par le négociateur russe, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. «Non pas parce que nous sommes contre le gel», avait justifié celui-ci, estimant qu’une telle mesure, alors même que les Etats-Unis développent leur propre système antimissile, posait des problèmes de «stabilité stratégique». 

La Russie et les Etats-Unis détiennent toujours à eux deux plus de 90% des armes nucléaires dans le monde, selon le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri)

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