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La guerre du pétrole pose de lourds problèmes de stockage

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Les installations de stockage, les raffineries, les terminaux, les navires et les pipelines pourraient bientôt atteindre leur capacité maximale, ce qui ne s’est pas produit depuis 1998, selon Goldman Sachs. Conséquence: « Le marché commence à signaler que non seulement il n’y a pas de demande pour ce brut, mais qu’en plus il n’y aurait aucun lieu pour l’accueillir », confirme mercredi 1er avril 2020 Jeff Wyll, analyste de l’énergie chez Neuberger Berman, une société US de gestion de placements privés.  

Anticipant ce phénomène, certains investisseurs prennent en considération ce risque lorsqu’ils fixent le prix du baril. Bien que les prix de Brent se négocient au nord des États-Unis autour de 20 dollars le baril, certains prix régionaux ont récemment plongé. « La demande diminue si rapidement par rapport à l’offre que le principal problème de nombreux producteurs ne sera pas de savoir s’ils peuvent assurer un bénéfice d’exploitation, mais s’ils peuvent trouver un endroit de stockage pour leur brut », estiment des analystes de JBC Energy dans un rapport publié mardi 31 mars.

Une option pourrait s’offrir à eux : charger tout ce brut excédentaire sur des navires. JBC estime qu’environ 20 % de la flotte mondiale de très gros transporteurs de brut pourrait servir d’entrepôts flottants. Mais même cette option ne suffirait pas à absorber l’excédent total.

En avril, quelque 6 millions de barils par jour de « brut sans abri » pourraient littéralement n’avoir nulle part où aller, selon JBC, un chiffre qui atteindrait 7 millions de barils par jour en mai.

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