La guerre fait rage autour de Damas: Homs libérée…

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D’intenses combats opposaient encore, dans la banlieue de Damas, une coalition d’insurgés à l’armée arabe syrienne. C’est pour endiguer les percées des djihadistes d’Ahrar Al-Cham et de Hayaat Tahri Al-Cham, ex-Al Nosra, rejoints par d’autres groupes terroristes, que l’armée syrienne a fait appel à des renforts et sollicité l’appui de l’aviation. Percées concomitantes au raid israélien qui a ciblé, lui, des positions de l’armée syrienne dans la région de Palmyre. D’après les dernières informations en provenance des divers fronts syriens, il y a lieu de noter que l’avantage revient à l’armée syrienne qui réussit aussi bien à repousser Daech dans la région d’Alep qu’à leur reprendre des villages. Cela sans parler de la négociation d’accords avec les insurgés pour quitter les zones urbaines, comme c’est le cas pour la ville ravagée de Homs. Dans cette région, il y a lieu de signaler que l’évacuation des djihadistes, sous la supervision des Russes, permettra le contrôle total de la ville, surnommée par l’opposition « la capitale de la révolution », car elle a été le théâtre de manifestations massives au début de la révolte en 2011. Des insurgés syriens et leurs familles ont pu quitter samedi leur retranchement dans la ville reprise par l’armée syrienne.
Plusieurs dizaines d’autocars escortés par des forces russes et des ambulances du Croissant-Rouge arabe syrien ont embarqué entre 500 et 1500 personnes, parmi lesquelles au moins un tiers d’insurgés équipés d’armes légères. Les véhicules ont pris la direction de zones tenues par les rebelles soutenus par la Turquie dans le nord du pays, selon le gouverneur de Homs.
Waer, dernier quartier insurgé de la troisième ville de Syrie (centre), suit l’exemple de nombreux fiefs perdus par une rébellion très affaiblie, après des accords ponctuels conclus avec l’Etat syrien au cours de ces derniers mois.
Cette évacuation est une des plus importantes du genre depuis le déclenchement de la guerre civile dans le pays, il y a six ans. Elle devrait durer six semaines. 10 000 à 15 000 personnes doivent évacuer la ville en plusieurs phases. Damas encourage le départ des combattants vers le nord de la Syrie et voit en ce processus un moyen de ramener la paix dans le pays.
L’opération intervient quelques jours avant un nouveau round de négociations prévu le 23 mars sous l’égide de l’ONU entre opposition et régime qui se trouve dans une position de force après ses multiples victoires sur le terrain.

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