La malédiction libyenne rattrape N. Sarkozy et H. Clinton

Des leaders occidentaux qui ont cautionné la campagne militaire contre la Libye, entrainant dans son sillage, l’assassinat de Mouammar Kadhafi, et une situation des plus chaotiques, sont mis à l’index. Il en va ainsi de l’ancien Président français, Nicolas Sarkozy, inculpé dans un procès qui n’en finit pas de rebondir, comme de l’ancienne patronne de la diplomatie US, Hillary Clinton, qu’un cousin du leader libyen assassiné compte trainer devant la justice américaine. 

0
La malédiction libyenne rattrape N. Sarkozy et H. Clinton

La diffusion de la partie déclassifiée des e-mails de Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État américaine, a suscité une large polémique parmi les pays africains concernés, Libye en tête. Le contenu des courriers électroniques effacés par H. Clinton en 2016 se rapportent à l’origine de la révolution de 2011, au moment des Printemps arabes, visiblement commanditée par les puissances internationales, Washington en tête de liste. Ahmad Kadhaf al-Dam, qui dirige le Front libyen de la lutte, a fait savoir qu’il allait attaquer H. Clinton devant la justice US.

Pour avoir répandu, « le chaos et le terrorisme en Libye », pour avoir « propulsé les islamistes au pouvoir sous couvert de l’Otan », Ahmad Kadhaf al-Dam, cousin du guide de l’ancien régime libyen Mouammar Kadhafi  a chargé une équipe d’avocats d’entamer les procédures pour traduire Hillary Clinton devant la justice américaine.

Il affirme leur avoir confié des preuves supplémentaires qui accablent l’administration US : « Nous possédons aujourd’hui des preuves irréfutables en ce qui concerne l’énorme complot qui a visé notre pays et notre peuple, avec ces échanges de courriels et ce qu’ils contiennent comme vérités blessantes et douloureuses pour le peuple libyen. Les masques sont tombés… Nous sommes conscients qu’attaquer Hillary Clinton devant la justice ne nous rendra pas nos meilleurs hommes perdus depuis 2011, il ne reconstruira pas le pays non plus. Notre but est de rétablir la vérité et de la faire connaître alors qu’ils essaient de l’oblitérer. Nous allons demander des excuses pour le tort causé au peuple libyen ».

Conscient de la difficulté à mettre l’ancienne cheffe de la diplomatie US en prison pour sa responsabilité dans la crise libyenne, A. Kadhaf al-Dam affirme, que c’est pour montrer la vérité au peuple américain,  pour que « ce crime ne se reproduise pas contre un autre peuple » qu’il engage cette procédure.

En France, il y a lieu de souligner que l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy a été mis en examen lundi à l’issue de quatre jours d’audition pour «association de malfaiteurs» dans l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, a confirmé vendredi le Parquet national financier à l’AFP, après une information de Mediapart.

Cette nouvelle poursuite, révélée par le site d’information en ligne, est la quatrième dans ce dossier pour l’ancien Président de la République qui se disait victime d’un «complot» après les mises en examen prononcées en mars 2018 pour «corruption passive», «recel de détournement de fonds publics» et «financement illégal de campagne».

 

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus